RATP : Jean Castex chahuté par des grévistes dès son arrivée à la tête du groupe

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

Pour son entrée en poste, l’ancien Premier ministre a été accueilli par quelques centaines de grévistes réclamant une augmentation salariale de 300 euros.

TRANSPORTS - Jean Castex a eu droit à une entrée en matière tendue ce lundi 28 novembre, alors qu’il prenait officiellement la tête de la RATP. Au siège de la Régie de transports, à Paris, quelques centaines de salariés grévistes l’attendaient de pied ferme pour obtenir une revalorisation salariale de 300 euros, alors que des débrayages agitent les ateliers de maintenance depuis plusieurs semaines.

Comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article, dans un hall surchargé, des centaines de salariés agitaient des fumigènes et des banderoles et réclamaient à Jean Castex « qu’il descende » pour les rencontrer. Selon plusieurs grévistes à l’AFP, « au moins 400 » personnes étaient présentes sur place. « On demande une revalorisation de nos salaires de 50 points, soit 300 euros », indique Fabrice Delage, délégué syndical CGT au sein du département Matériel roulant ferroviaire (MRF) de la Régie.

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

En lieu et place de Jean Castex, une petite délégation a été entendue par Sylvie Buglioni, directrice de MRF, ainsi que par une représentante des relations humaines du groupe. L’entrevue a tourné court lorsque plusieurs dizaines de manifestants se sont immiscés dans la réunion, a constaté une journaliste de l’AFP.

« On est devenus des crève-la dalle »

Devant les réclamations des salariés, les représentants de la direction s’en sont tenu à promettre qu’ils seraient reçus par Jean Castex « dans les semaines qui viennent » et que les revendications salariales seraient évoquées « dans le cadre des négociations de fin d’année ». Remontés, les grévistes prévoient de poursuivre leur mouvement. « Les agents n’ont pas fait un mois et demi de grève pour rien », affirme Thibault Dasquet, agent de maintenance à l’atelier de Rueil-Malmaison.

Pour un autre salarié de l’atelier de Choisy, la grève « commence à se faire sentir sur le compte en banque ». « C’est ce qu’attend la direction, que les gens soient à sec et arrêtent le mouvement », explique-t-il. Démarré le 18 octobre à l’atelier de Sucy-en-Brie où sont entretenus les trains de la ligne A du RER, le mouvement de grève a gagné depuis « une bonne quinzaine » d’ateliers sur 25. Les ateliers comptent quelque 3 000 salariés.

Il s’intensifie et pourrait être renforcé par une grève des conducteurs de bus. « Je suis là en soutien », témoigne Faouzi Abou Rayan, technicien à l’atelier de maintenance de Clignancourt qui envisage lui aussi de se mettre en grève avec ses collègues pour « faire boule de neige » et obtenir « le but commun » des 300 euros. « On est devenus des crève-la dalle », se désole-t-il.

VIDÉO - 5 choses à savoir sur la RATP