Rapport du GIEC : ces aliments "sains" sont une catastrophe pour l'environnement

Certains aliments que l'on pense écologiques ont en fait une empreinte carbone très mauvaise.
Certains aliments que l'on pense écologiques ont en fait une empreinte carbone très mauvaise.

Les habitudes alimentaires des humains ont un impact extrêmement négatif sur la planète. Si certains en ont déjà conscience et tentent d’adapter leur alimentation, les alternatives choisies ne sont pas toujours les bonnes.

Ce jeudi, le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) a rendu public un rapport sur la dégradation des sols, qui est notamment liée à notre façon de consommer. Parmi les enjeux évoqués, les dégâts causés par notre manière de nous nourrir.

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Plus inquiétant encore, les experts assurent que plus le réchauffement climatique s’amplifie, et plus il est difficile de nourrir la population. Un cercle vicieux dont il faut se sortir rapidement.

Certaines mauvaises habitudes sont déjà connues des consommateurs, qui tentent de les modifier… mais pas toujours de la meilleure des façons.

Avocats et tofu : bons pour vous, mais pas pour la planète

Il est déjà bien connu que la viande rouge est très mauvaise pour la planète. Les vaches, les agneaux et les chèvres notamment, produisent beaucoup de méthane, d’oxyde nitreux et entraînent une grande déforestation, nécessaire pour leur offrir des pâturages.

Certains consommateurs ont donc cherché des alternatives. Les sites, blogs et comptes Instagram se sont mis à distiller des conseils, assurant qu’il était possible de remplacer la viande rouge par des légumes, des féculents et des substituts comme le tofu.

Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas forcément une bonne idée. Le soja - utilisé pour faire le tofu - est loin d’être un bon élève. Ses champs sont à l’origine d’une partie de la déforestation de l’Amazonie.

Souvent considéré comme un aliment sans danger, le riz n’est pourtant pas si innocent. Il est très consommateur en eau - ce qui appauvrit aussi bien les sols que les nappes phréatiques - et dégage également du méthane.

Des alternatives au lait difficiles à trouver

Les produits laitiers sont également décriés. Selon Greenpeace, il faudrait réduire sa consommation à 33 kg par personne et par an, alors que les Français en consomment actuellement 260 kg en moyenne. Mais leurs remplaçants n’ont pas forcément un meilleur bilan carbone.

Les laits de soja et de riz ne sont pas des modèles, à l’instar des produits dont ils sont issus. Le lait d’amande ne s’en sort pas beaucoup mieux car il impose une énorme consommation d’eau.

La méfiance est également de mise du côté des fruits et légumes. Les avocats sont ainsi source de déforestation. Quant aux bananes, tomates, fraises et autres choux, ils sont très gourmands en eau et viennent parfois de loin, ce qui ne fait qu’augmenter leur empreinte carbone.

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Heureusement, le rapport du GIEC propose des solutions pour sortir du cercle vicieux. Cela passe notamment par une consommation et une agriculture moins intensive, et une réduction drastique du gaspillage.