Rachida Dati agacée par la sécurité autour de Matignon

Le dispositif autour de l’hôtel de Matignon, renforcé depuis l’action de militants écologistes, agace Rachida Dati.
THOMAS SAMSON / AFP via Getty Images Le dispositif autour de l’hôtel de Matignon, renforcé depuis l’action de militants écologistes, agace Rachida Dati.

POLITIQUE - L’hôtel de la discorde. Ce mercredi 25 janvier, la maire du 7e arrondissement de Paris Rachida Dati a publiquement fait part de son agacement face au dispositif de sécurité conséquent mis en place devant Matignon après l’action de militants écologistes en début d’année.

Le 4 janvier, des militants de Dernière rénovation avaient aspergé de peinture orange la porte de cet hôtel, résidence officielle et lieu de travail de la Première ministre Élisabeth Borne. Ils ont été immédiatement interpellés et la peinture, effacée. Désormais, la dernière preuve de cette action reste la présence policière renforcée. Au grand dam de Rachida Dati.

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La maire LR d’arrondissement s’insurge d’abord de la fermeture totale - « disproportionnée » - à la circulation d’une portion de la rue de Varenne suite au geste des activistes. Depuis, un barrage filtrant a été mis en place pour permettre la circulation des piétons. « Néanmoins, ce système est régulièrement durci et l’accès demeure trop fréquemment interdit par les agents présents sur place », dénonce Rachida Dati dans un courrier adressé à Élisabeth Borne le 16 janvier et rendu public ce mercredi.

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« À la tête du passant »

La maire LR met en avant la question de « la sécurité des piétons » ainsi que les difficultés rencontrées par les riverains et aussi par les commerçants. Ses doléances font écho à une pétition lancée par des habitants du quartier et signée par plus de 1 000 personnes en quelques jours, selon nos confrères de Marianne qui s’en font le relais.

Interrogés par l’hebdomadaire, plusieurs habitants ou commerçants du quartier évoquent « des personnes âgées contraintes de faire des détours », des commerçants qui constatent une « baisse de la fréquentation » mais aussi des contrôles policiers qui se font parfois « à la tête du passant ».

« Compte tenu de ces éléments, il me paraît indispensable qu’un dispositif garantissant réellement la liberté d’aller et venir des riverains et des commerçants du secteur de la rue de Varenne soit mis en place », réclame Rachida Dati à Élisabeth Borne.

Les plaintes du quartier seront-elles entendues par la locataire de Matignon ? Au HuffPost, le cabinet de la Première ministre indique avoir bien reçu le courrier de la maire du 7e et promet une réponse. Sans plus de précision à ce stade.

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