Publicité

“Raël. Le prophète des extraterrestres” : Netflix examine une secte made in France

Comme tout gourou qui se respecte, Claude Vorilhon adore être le centre de l’attention. Mais Raël. Le prophète des extraterrestres, sorti sur Netflix le 7 février, va au-delà de la seule personnalité médiatique du Français à la tête du mouvement sectaire. Cette “série en quatre épisodes rassemble des entretiens avec des membres de la secte, passés et présents, mais aussi avec Vorilhon lui-même, offrant un documentaire ample et profond, et soigneusement étayé, sur le raëlisme. C’est aussi un examen édifiant de ce qui pousse des individus à entrer dans ce genre de secte, et à y rester, aussi délirant soit leur credo”, salue The Independent.

Le mouvement naît dans les années 1970. Raël prétend avoir rencontré des aliens, baptisés Elohim, et qui seraient les créateurs des humains. Lui, pour sa part, n’est que l’humble messager de leur venue prochaine – et le frère du Christ au passage. “Aujourd’hui encore, Claude Vorilhon aime rappeler qu’il n’est pas salarié du mouvement raëlien – ce qui ne veut pas dire qu’il ne tire pas sa subsistance de son statut de prophète autoproclamé”, remarque Clémence Michallon, journaliste du quotidien londonien. Car le groupe est une véritable multinationale.

Litanie de scandales

Mais le profit tiré de la générosité de ses ouailles n’est que l’un des scandales d’une longue liste, rappelle le documentaire. Du département du Tarn où vit la première communauté à la province du Québec (où Raël s’installe à la fin des années 1990), la prétention à la libération sexuelle et la pratique d’une méditation dévoyée cachent de nombreuses violences sexuelles. La production Netflix rassemble des témoignages et pointe du doigt, poursuit The Independent, “des limites qui tendent à devenir floues dans une communauté si centrée autour d’un seul homme et de la parole qu’il porte, et s’interroge aussi sur le consentement : la notion a-t-elle seulement un sens dans une hiérarchie si ancrée ?” La sexualisation des enfants, tout aussi niée en bloc par Vorilhon, est également abordée.

[...] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :