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Le rôle crucial de Varian Fry qui a sauvé des milliers de vie durant Seconde Guerre mondiale

C’est un déluge vert-de-gris qui submerge la France en ce mois de juin 1940. Entre huit à dix millions de civils arpentent les routes, fuyant l’armée allemande. Dans cet exode, les gorges de certains se nouent plus que d’autres. Depuis l’arrivée d’Adolf Hitler au pouvoir, en 1933, entre 40 et 60 000 civils allemands ont trouvé refuge en France, devenue une terre privilégiée d’accueil. Ces intellectuels, artistes ou hommes politiques, juifs pour la plupart, replongent en plein cauchemar. Leur crainte est justifiée. Dans l’armistice signé le 22 juin, l’article 19 stipule : "Le gouvernement français est tenu de livrer sur demande tous les ressortissants allemands" cherchant asile "en France". La liste s’agrandit bientôt de plusieurs autres nationalités et compte des noms prestigieux : Hannah Arendt, Marc Chagall, Friderike Zweig, Max Ernst, Claude Lévi-Strauss… Aux Etats-Unis, des cercles d’intellectuels s’alarment de leur sort. Un organisme humanitaire voit le jour dans l’urgence : l’Emergency rescue committe (ERC), marrainé par Eleanor Roosevelt, l’épouse du président américain. Il charge le journaliste Varian Fry, qui a alerté sur l’antisémitisme allemand dès 1935 dans le New York Times, d’une mission : aider les réfugiés allemands et d’Europe de l’Est à obtenir les documents nécessaires pour quitter la France. "Je me rappelais les scènes dont j’avais été témoin en Allemagne, écrit-il dans ses mémoires. Je savais ce que risquaient les réfugiés s’ils tombaient aux mains de la Gestapo." (...)

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