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"Mon rêve n’est pas d’être aimé de tout le monde", Mbappé assume ses prises de position sur des sujets de société, dont la mort de Nahel

"J’ai mal à ma France." Le 28 juin dernier, Kylian Mbappé avait réagi sur son compte Twitter à la mort du jeune Nahel, adolescent de 17 ans tué par un tir policier, lors d’un contrôle routier à Nanterre (Hauts-de-Seine). "Une situation inacceptable. Toutes mes pensées vont pour la famille et les proches de Naël, ce petit ange parti beaucoup trop tôt", avait écrit l’attaquant des Bleus et du PSG.

"Ce sont des cris du cœur"

Comme à chaque fois qu’il prend position sur des sujets de société, comme celui des violences policières, cette prise de parole lui avait valu des critiques. Mais Mbappé assume ces messages hors foot, comme il l’a rappelé au cours du reportage que lui a consacré Envoyé Spécial diffusé ce jeudi sur France 2.

"Ce n’est pas parce que dans mon métier je suis dans une bulle que l’homme est dans une bulle. L’homme suit l’actualité et s’informe. C’est important de montrer aux gens qu’on n’est pas sur une autre planète. Je suis libre de faire et dire ce qui me semble juste, comme n’importe quel humain", explique-t-il.

Et de développer sa pensée: "Je suis toujours critiqué sur le terrain et en dehors. C’est ma vie qui est comme ça. Ce n’est pas grave, pas une fin en soi. Mon rêve n’est pas d’être aimé de tout le monde. Les critiques, c’est ce qui me fait le plus progresser en tant que joueur de foot. Et en tant qu’homme, ça ne me fait ni chaud ni froid. Ce sont des cris du cœur, sur les violences policières, sur le racisme. Je l’ai subi personnellement (le racisme). Pas récemment mais il m’est déjà arrivé d’être insulté de singe, d’entendre des mimiques de singes."

Article original publié sur RMC Sport