Publicité

La révolte contre les voitures autonomes a sonné à San Francisco (et elle est violente)

TECH - Ce taxi autonome a passé un sale moment. L’incident s’est déroulé ce samedi 10 février à San Francisco, alors que la ville célébrait le Nouvel An Lunaire. Un groupe de personnes s’est rassemblé autour d’un robotaxi Waymo, société développant les voitures autonomes de Google : ils ont brisé ses fenêtres, l’ont tagué, et ont fini par l’incendier avec des feux d’artifice, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo ci-dessus.

Personne n’était à l’intérieur du véhicule, et une enquête a été lancée par la police de San Francisco. Pour l’instant, personne ne sait pourquoi ce robotaxi a été ciblé, mais NBC explique que ce violent incident a choqué les locaux. Serait-ce le début d’une révolte contre les voitures autonomes à San Francisco, où les tensions ne font que monter ? Car si la ville est pionnière en matière de robotaxi, ses habitants n’en sont pas spécialement fans.

Des véhicules perçus comme dangereux

Embouteillages, collisions et accidents en série : plusieurs incidents liés à ces taxis autonomes ont notamment mis de l’huile sur le feu. Début février, un cycliste s’est par exemple fait percuter par un robotaxi Waymo. Et en octobre dernier, c’est une femme qui a été traînée sur plusieurs mètres par un taxi autonome Cruise. Ce drame a d’ailleurs fait perdre sa licence au concurrent de Waymo, accusé d’avoir dissimulé la gravité de l’accident.

Pour se rebeller contre les robotaxis, l’été dernier certains s’étaient amusés à placer des cônes de circulation sur leurs capots, ce qui les paralysait totalement. Mais entre ça, et être roué de coup par toute une foule, il y a une grosse différence. La plupart des médias américains parlent d’ailleurs plutôt de « vandalisme » que de révolte - mais ce qui est sûr, c’est que les taxis autonomes sont loin d’être populaires.

À voir également sur Le HuffPost :

L’Apple Vision Pro vient de sortir, et le casque de réalité virtuelle et augmentée donne déjà des idées aux Américains

Ces « robots humanoïdes » vont travailler dans une usine BMW