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La “révolte des champs” européenne atteint le Portugal

“La révolte des champs”, titre cette semaine Expresso, qui illustre à sa une le mouvement des agriculteurs qui secoue l’Europe par une photo, sur fond bleu, du rassemblement de tracteurs, le 9 janvier dernier, sur l’avenue berlinoise qui mène à la porte de Brandebourg. Depuis ces prémices en Allemagne, les actions se sont multipliées dans d’autres pays : la Pologne, la France, la Roumanie, l’Espagne, le Royaume-Uni, la Suisse, les Pays-Bas ou encore l’Italie.

L’hebdomadaire portugais témoigne de l’écho national :

“Les politiques liées au changement climatique détruisent le modèle économique agricole actuel. Avec un diesel plus cher et moins de subventions, les agriculteurs transforment leurs tracteurs en armes et bloquent les villes. Ce qui brûle déjà en Europe commence à bouillir au Portugal. Et au bout du compte, il y a une menace : soit la nourriture devient plus chère, soit l’assiette manque de nourriture.”

Enveloppe de 500 millions d’euros

Mobilisés depuis jeudi 1er février, les agriculteurs portugais ont d’abord bloqué plusieurs axes routiers, dont deux passages à la frontière avec l’Espagne, puis le pont Vasco de Gama à Lisbonne ou encore l’A1, la principale autoroute du pays qui relie la capitale à Porto, ce vendredi. Avant ces actions, le gouvernement avait annoncé, mercredi, des mesures de soutien d’un montant global de 500 millions d’euros environ, notamment pour faire face aux conséquences de la sécheresse, particulièrement sévère dans le sud du pays.

Dans les colonnes d’Expresso, Domingos Santos, 59 ans, président de la Fédération nationale des organisations de producteurs de fruits et légumes, craint les répercussions politiques de ce mouvement, à un mois et demi des élections législatives (le 10 mars) :

“Je sens que les agriculteurs soutiennent largement le discours de la Chega [parti d’extrême droite, troisième force politique au Portugal]. Le populisme est alimenté par la démagogie et l’incompétence de ceux qui nous gouvernent. Malheureusement, cela n’a pas manqué dans le portefeuille [ministériel] de l’agriculture.”

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