Réseaux sociaux. La “sourate du coronavirus” crée la polémique en Tunisie

Courrier international (Paris)
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Réseaux sociaux. La “sourate du coronavirus” crée la polémique en Tunisie

Liberté d’expression ou blasphème ? Après avoir partagé sur Facebook un texte humoristique sur le Covid-19 imitant la forme d’un verset, une jeune Tunisienne a été accusée d’offense au Coran. L’affaire crée la polémique et divise la presse.  

S’agit-il d’“une blague qui a mal tourné” ? se demande le site d’information indépendant Business News à propos du débat qui agite la Tunisie. ​L’objet du scandale est la “sourate du coronavirus”, un pastiche qui imite la structure et même l’ornement d’un texte coranique. La blogueuse tunisienne Emna Chargui l’a partagé sur son fil d’actualité Facebook, sans se douter que ce texte considéré par certains comme un “blasphème” pouvait lui valoir une convocation par la police le 4 mai, et une accusation d’offense au Coran par le parquet de Tunis.

Dans ce texte, reproduit par Business News, on lit notamment :

Covid / Et le virus mortel / Ils sont étonnés de le voir débarquer de la Chine lointaine / Les mécréants disent que c’est une maladie […] Accrochez-vous à la science et abandonnez les traditions / Ne sortez pas pour acheter la semoule.”

Selon l’avocate d’Emna Chargui, Me Inès Trabelsi, qui s’exprimait sur les ondes de la radio privée IFM, le parquet a invoqué l’ambigu article 6 de

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