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La répression s’accentue au Sénégal

Des manifestations ont été dispersées par les forces de l'ordre, vendredi 9 février, dans plusieurs villes du Sénégal et au moins deux personnes sont décédées.  - Credit:Stefan Kleinowitz/AP/SIPA
Des manifestations ont été dispersées par les forces de l'ordre, vendredi 9 février, dans plusieurs villes du Sénégal et au moins deux personnes sont décédées. - Credit:Stefan Kleinowitz/AP/SIPA

Plusieurs centaines de Sénégalais, de tout âge, ont répondu vendredi 9 février à l'appel à la mobilisation au niveau de la place de la Nation à Dakar. Aussitôt la prière du vendredi terminée dans les mosquées de la capitale, les citoyens ont convergé en direction du lieu de rendez-vous pour manifester leur colère face à la décision du président de la république Macky Sall de reporter les élections présidentielles, annoncée le 3 février dernier. Initialement prévues le 25 février, celles-ci doivent désormais se tenir le 15 décembre prochain après que les députés de l'Assemblée Nationale auront approuvé par vote (à 105 voix sur 165) un report à cette date. Une première manifestation d'importance, dont la paternité de l'initiative reste inconnue, et qui faisait figure de test pour évaluer la force de mobilisation du peuple sénégalais.

Une première tentative de rassemblement avait eu lieu dimanche 4 février avec la décision des candidats de l'opposition de faire front commun pour lancer la campagne électorale comme prévu, cela malgré l'annonce de la veille du report du scrutin. Elle avait été rapidement dispersée et annonçait les prémices de futurs face-à-face tendus entre les populations et les forces de l'ordre.

Des rassemblements violemment réprimés

Avant même le début de la mobilisation de vendredi 9 février fixée à 15 heures, les affrontements ont débuté entre différents groupes de plusieurs centaines de manifestants dans les quartiers de Colobane et Médina [...] Lire la suite