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Retraites: dans un courrier à l'intersyndicale, Macron reconnaît "le mécontentement" des Français

Le président français Emmanuel Macron pendant la cérémonie d'accueil au palais présidentiel à Luanda, capitale de l'Angola, le 3 mars 2023 - LUDOVIC MARIN © 2019 AFP
Le président français Emmanuel Macron pendant la cérémonie d'accueil au palais présidentiel à Luanda, capitale de l'Angola, le 3 mars 2023 - LUDOVIC MARIN © 2019 AFP

Emmanuel Macron vient de répondre à la lettre de l’intersyndicale concernant la réforme des retraites. Dans ce courrier, le président se dit à l'écoute tout en maintenant le cap de la réforme.

"Le gouvernement n'est pas resté silencieux sur les retraites et j'ai moi-même répondu aux questions des Français à ce sujet à plusieurs reprises sur le terrain, y compris récemment", peut-on y lire.

Macron entend les "angoisses" mais réaffirme "la nécessité" de la réforme

"Je ne sous-estime pas le mécontentement dont vous vous faites le porte-parole comme les angoissses exprimées par de nombreux Français inquiets de ne jamais avoir de retraite", avance encore le chef de l'État par écrit.

Avant de réaffirmer sa volonté d'aller au bout du projet de loi sur les retraites qu'il veut voir appliquer d'ici l'été.

"Le gouvernement est, comme il l'a toujours été, à votre écoute pour avancer par le dialogue, trouver des solutions innovantes, sans transiger sur la nécessité de restaurer un équilibre durable de notre régime de retraite".

Ce jeudi, les huit principaux syndicats et cinq organisations de jeunesse avaient adressé un courrier au chef de l'État, à qui elles reprochent de rester sourd face à la mobilisation contre ce texte.

"Tout le monde sait que c'est sa réforme"

Les syndicats demandent, depuis la mobilisation massive de mardi, à être reçus à l'Élysée par Emmanuel Macron, estimant que son silence "constitue un grave problème démocratique" et pourrait conduire "immanquablement à une situation qui pourrait devenir explosive".

La réponse du président serait-elle suffisante ? On peut en douter. "J'ai entendu plusieurs ministres dire que ce n'était pas à lui de répondre" à l'appel des syndicats et "c'est un problème" car "tout le monde sait que c'est sa réforme", a jugé le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez ce jeudi matin sur BFMTV.

Les représentants de 13 organisations syndicales et fédérations d'étudiants qui forment cette intersyndicale rappellent dans leur lettre que "l'ensemble des organisations syndicales" réclament "le retrait" du texte du gouvernement.

À l'issue de la commission mixte paritaire (CMP) prévue mercredi, Élisabeth Borne compte sur un vote des Républicains à l'Assemblée pour approuver la réforme sans avoir à utiliser le 49.3 (adoption d'un texte sans vote). Mais l'évocation de cette hypothèse se faisait de plus en plus insistante.

Article original publié sur BFMTV.com