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Réforme des retraites : Coupure d’électricité chez Larcher, Véran dénonce un acte « illégal »

Réforme des retraites : LR accuse les syndicats d’avoir coupé l’électricité chez Larcher
Réforme des retraites : LR accuse les syndicats d’avoir coupé l’électricité chez Larcher

POLITIQUE - La lumière est peut-être au bout du tunnel, mais elle n’est pas chez Gérard Larcher. Plusieurs responsables politiques reprochent à des syndicalistes d’avoir coupé l’électricité dans la permanence du président du Sénat, mardi 7 mars dans l’après-midi, jour de manifestations records contre la réforme des retraites. Le porte-parole de l’exécutif, Olivier Véran tance même des « actes illégaux. »

Situés à Rambouillet, les locaux de Gérard Larcher dans sa circonscription des Yvelines ont effectivement été « mis en sobriété énergétique » de 15 à 19 heuresselon l’expression d’une source au sein de la CGT, citée par Libération ce mercredi. Le courant a été rétabli dans la foulée.

Une information qui provoque l’inquiétude dans les rangs de la droite. « Inadmissible », cingle par exemple le président des Républicains Éric Ciotti sur Twitter, en assurant Gérard Larcher de son « soutien. » Le député des Alpes-Maritimes réclame « la plus grande fermeté face à cet acte d’une extrême gravité. »

La ville de Dussopt également touchée

Ce n’est pas la première fois que certains syndicats procèdent à ces coupures d’électricité « sauvages »  pour protester contre la réforme des retraites, en marge des mobilisations historiques. Mardi, la ville d’Olivier Dussopt, le ministre du Travail en pointe sur ce texte, a également été la cible de ce procédé.

Annonay, en Ardèche, dont l’ancien socialiste a été maire (2008-2017) puis député (2007-2022), a effectivement subi des coupures dans plusieurs quartiers. « Près de 2200 clients étaient privés d’électricité en début d’après-midi », selon le décompte d’Enedis. Un acte pleinement assumé par la CGT, à l’heure où plusieurs secteurs veulent durcir la contestation face à la surdité du gouvernement.

« Ce qu’il s’est passé hier à Annonay ou ailleurs, on le revendique, on l’assume et on en est responsable », a ainsi réagi Sébastien Menesplier, le secrétaire général de la CGT Mines-Energies sur les antennes France Bleu. En tout, dans le nord de la Drôme Ardèche, 5500 foyers ont été privés d’électricité.

Sans évoquer ces cas précis, dans un premier temps, le porte-parole du gouvernement a dit « condamner » les coupures « d’électricité volontaires », ce mercredi, au sortir du Conseil des ministres. « Couper le courant volontairement c’est illégal… Et ça a un coût que les contribuables paient », a ainsi regretté Olivier Véran, avant d’ajouter, en réponse à un journaliste : « Nous demandons, nous attendons à ce qu’il n’y ait pas de coupure de courant, que ce soit dans un tribunal, dans une université ou dans la présidence du Sénat. »

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