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Réforme des retraites : la charge de Charles de Courson contre Élisabeth Borne

POLITIQUE - Le député Charles de Courson (groupe Liot) a appelé ce lundi 20 mars à la tribune de l’Assemblée nationale au vote d’une motion de censure transpartisane pour s’opposer à un « déni de démocratie » et à des « injustices », et ainsi rejeter la réforme des retraites.

Élisabeth Borne a engagé la responsabilité de son gouvernement par l’article 49.3 de la constitution jeudi 16 mars pour faire adopter ce texte très contesté sans vote. Le report de l’âge de départ de 62 à 64 ans « cristallise les tensions, les inquiétudes et la colère de nos concitoyens », a souligné le député de la Marne.

« Ce projet n’a pas de légitimité démocratique »

« Ce projet de réforme des retraites n’a pas de légitimité démocratique », a estimé le parlementaire qui confie avoir voté « comme beaucoup » pour Emmanuel Macron l’année dernière « au second tour par défaut ».

« Vous avez échoué à rassembler, échoué à convaincre », a-t-il lancé à la première ministre. « L’Assemblée nationale, seule représentante du peuple français, n’aura jamais voté sur ce projet de loi » et « le gouvernement a usé de toutes les manœuvres possibles pour contourner et contraindre le débat parlementaire, pour tordre les procédures », a-t-il encore déploré.
Les « économies attendues » sont « essentiellement portées par les plus modestes » et « vous n’assurez pas non plus l’équilibre du système de retraites », a sévèrement jugé Charles de Courson.

« Tout ça pour ça ? » et micro coupé

« Si bien qu’au final on s’interroge : tout ça pour ça ? », a-t-il encore demandé, avant que son micro ne soit coupé, son temps de parole étant écoulé. Une motion de censure a aussi été déposée par le groupe RN qui a dénoncé, par la voix de la députée Laure Lavalette, le « marasme » et « l’enlisement » de l’exécutif sur cette réforme.

Mais la motion Liot (Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires), cosignée par des députés de la Nupes, a davantage de chances d’être votée par des élus de droite défavorables à la réforme des retraites. Cependant la barre de la majorité absolue de 287 voix, nécessaire pour renverser le gouvernement, sera difficile à atteindre.

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