Réforme de l'assurance chômage : "Les risques d'allocations modulables"

Nicolas Sandanassamy/Capital

En théorie, les systèmes d’assurance chômage visent à définir des règles « optimales », qui permettent à la fois de maintenir le niveau de consommation des chômeurs, c’est-à-dire de faire face à leurs dépenses contraintes comme le loyer ou le chauffage, sans décourager leur recherche d’emploi, ni allonger excessivement les épisodes de chômage. Stabiliser de la sorte la situation financière de chaque chômeur contribue à stabiliser la conjoncture, et ce d’autant plus que le nombre d’allocataires augmente quand l’activité économique ralentit, et vice versa. Ceci étant acquis, il est compréhensible de se demander, comme le fait aujourd’hui le gouvernement, si « une assurance chômage plus incitative quand ça va bien et plus protectrice quand ça va mal » ne serait pas encore plus stabilisante pour l’économie.

Dans sa grande majorité, la littérature économique considère les règles d’assurance chômage indépendantes des cycles d’activité, et cette approche est depuis toujours largement dominante en pratique. A l’inverse, la théorie relative à une modulation conjoncturelle de ces mêmes règles reste ambiguë. Certains travaux penchent pour une assurance contracyclique, quand d’autres au contraire militent pour la procyclicité, mais avec dans les deux cas des gains estimés limités. Rarement appliquée, la modulation conjoncturelle des règles est donc aussi peu évaluée.

Seules les extensions de droits en vigueur aux Etats-Unis ont pu l’être, et ont démontré des résultats clairement positifs. (...)

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