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La réélection de Poutine met toute la classe politique française d’accord

POLITIQUE - Près de 88 % des voix et un cinquième mandat. La réélection de Vladimir Poutine, 71 ans, à la tête de la Russie était totalement attendue, et elle a mis d’accord toute la classe politique. Du moins chez ceux qui se sont exprimés. Dans les matinales de ce lundi 18 mars, les personnalités invitées ont toutes dénoncé un simulacre d’élection et critiqué le régime autoritaire du président russe, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article.

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Cette réélection n’a pas été « une grande surprise », a réagi Franck Riester sur BFM Business, critiquant les modalités du scrutin. « On est dans le cadre d’un régime autoritaire avec la présence de policiers ou de militaires à peu près dans tous les bureaux de vote, la répression des oppositions, l’élimination des opposants », a décrit le ministre délégué au Commerce extérieur.

Même constat pour François-Xavier Bellamy, la tête de liste des Républicains aux élections européennes du mois de juin. « Je crois qu’on ne comprend cette élection, si on veut employer ce terme, qu’à la lumière de l’événement terrible qui a dit tout de la réalité du régime russe aujourd’hui, qui est la mort d’Alexeï Navalny », a-t-il estimé au micro de franceinfo.

À gauche, la députée écologiste Sandrine Rousseau a dénoncé sur Sud Radio un « dictateur » et salué tous les opposants de Russie.

Le silence du RN

Des positions qui sont alignées sur celle de la diplomatie française, qui a déploré que « les conditions d’une élection libre, pluraliste et démocratique » n’aient pas été, « une nouvelle fois », réunies en Russie. Le ministère des Affaires étrangères a en outre salué « le courage des nombreux citoyens russes ayant manifesté pacifiquement leur opposition à cette atteinte à leurs droits politiques fondamentaux ».

Manon Aubry a partagé le constat d’une « mascarade démocratique », au micro de France 2. Mais la tête de liste de la France insoumise a profité de cette analyse pour critiquer à nouveau la stratégie d’Emmanuel Macron envers la Russie, la qualifiant « d’escalade guerrière et militaire ». Raison pour laquelle l’eurodéputée a plaidé pour une solution diplomatique pour résoudre le conflit en Ukraine.

Absent des matinales, le Rassemblement national est la seule formation politique majeure à ne pas avoir réagi. En 2018, soit avant l’invasion de l’Ukraine par les troupes du Kremlin, Jordan Bardella avait pourtant chaleureusement félicité Vladimir Poutine pour son quatrième mandat. Et ce alors que déjà à l’époque, le scrutin avait été entaché d’accusations de fraudes.

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