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Quelle époque ! - "Ça fait tâche", "Très gênant" , "Elle a un petit goût amer cette émission vu l'actualité" : un débat dans l'émission de Léa Salamé perçu comme malvenu par les internautes

Ce samedi 3 décembre 2023 dans l'émission Quelle époque ! Sur France 2, des éditorialistes débattaient sur le drame de Crepol, et notamment sur la récupération politique de celui-ci. Sur X, beaucoup les ont trouvés en dehors des réalités. D'autant plus qu'au même moment, s'est répandue la nouvelle d'une attaque au couteau dans le 15ème arrondissement de Paris.

Capture écran France 2 direct/Quelle époque !
Capture écran France 2 direct/Quelle époque !

Léa Salamé proposait un nouveau numéro de Quelle époque !, ce samedi 2 décembre 2023 en deuxième partie de soirée sur France 2. Accompagnée de son invité permanent Christophe Dechavanne et de l'humoriste Paul de Saint Sernin dans le public, la présentatrice a annoncé dans les premières secondes une émission spéciale : "on va refaire ensemble l'année 2023, avec un casting 5 étoiles". Pour l'occasion, le plateau d'invités était composé exclusivement de journalistes et éditorialistes. Parmi eux, Natacha Polony, directrice de la rédaction de l’hebdomadaire Marianne, Bruno Jeudy, directeur de La Tribune Dimanche, Benjamin Duhamel à la tête de BFM Politique, ou encore Ruth Elkrief, qui officie dans 24H Pujadas sur LCI ont accepté son invitation.

Franz-Olivier Giesbert était également présent à l'occasion de la sortie du troisième tome de son Histoire intime de la Vᵉ République, le 2 novembre dernier. D'autres invités du jour venaient commenter les grands événements de 2023 : Anna Cabana, épouse de l’ancien ministre Jean-Michel Blanquer, qui a publié récemment Les comédies de la bonne conscience auxéditions Bouquins ou encore Jean-Baptiste Marteau, visage de la matinale de Franceinfo depuis la rentrée..

Dans une première partie d'émission, Léa Salamé les a fait débattre sur cette question, au sujet du meurtre du jeune Thomas en novembre dernier dans la Drôme : "Crepol, fait divers ou fait de société ?". Si tous les éditorialistes ont avancé des arguments différents, tous ont semblé confirmer l'instrumentalisation politique du drame, notamment par le Rassemblement National. "On vit en ce moment un délitement général […] Tout ce qui est autorisé a tendance à être attaqué. Si on continue d'être dans le déni, ça va s'aggraver...", a exprimé Franz-Olivier Giesbert. "Oui, il faut nommer les choses parce qu'on peut les résoudre", a de son côté exprimé Ruth Elkrief.

"Quand l'actualité vient flinguer une émission de bobos"

Face à ce qu'il considère comme une montée des communautarismes, Franz-Olivier Giesbert a proposé ses solutions : "Rien n'est perdu car il suffit de refonder […] Respecter les lois, créer des règles dès l'école, mettre des sanctions...". Natacha Polony a elle détaillé trois grandes lignes. Tout d'abord, à court terme, mettre en place "un travail quartier par quartier, de police et justice". Puis, "se poser la question du trafic du drogue". Et enfin, "travailler sur l'école car le respect de l'autorité et la capacité à accepter tous les représentants de l'État et de la République" commencent selon la journaliste dès l'école. Il est en outre nécessaire pour elle de rétablir la notion de progrès par le mérite, partout et pour tous.

Sur X, l'ancien Twitter, cette édition 100% politique n'a pas beaucoup plu. Le mot " ennui " est revenu à de multiples reprises au sein des commentaires sur le réseau social. Les internautes ont en grande partie perçu le plateau du soir comme un "entre-soi parisien" agaçant. Beaucoup ont jugé que les éditorialistes invités avaient pour point commun d'être déconnectés des réalités. D'autant plus que durant la diffusion, la nouvelle d'une attaque au couteau perpétrée dans le 15ème arrondissement de Paris est venue tragiquement faire écho aux débats du plateau. Dans la soirée, un homme (un touriste allemand) a succombé à ses blessures et deux autres personnes ont été blessées à proximité du quai de Grenelle.