Mais qu’est-ce qu’ils ont tous avec « Les Producteurs » ?

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Max, Franz et Léo dans « Les Producteurs » au Théâtre de Paris.
Max, Franz et Léo dans « Les Producteurs » au Théâtre de Paris.

Une presse quasi unanimement dithyrambique et une salle pleine comme un œuf – 75 000 billets déjà vendus depuis le 2 décembre : comme d'habitude, Alexis Michalik, invariablement surnommé d'un article à l'autre – c'en est un peu lassant – le « petit prodige », le « golden-boy », le « surdoué des planches » ou le « phénomène du théâtre privé », fait encore un carton avec son dernier spectacle, Les Producteurs.

C'est entendu, ce jeune dramaturge et metteur en scène multirécompensé (il a remporté 5 Molières dont 3 en tant que metteur en scène), qui a décidé de ne jamais prendre de tête d'affiche mais de donner leur chance à des acteurs peu connus, qui se bat surtout pour faire du théâtre divertissant et populaire – toutes ses pièces, dont Edmond et Le Porteur d'histoires, ont fait salle comble –, est indiscutablement sympathique.

« Des fleurs pour Hitler »

Son idée d'adapter cette fois la célèbre comédie musicale du cinéaste américain Mel Brooks est aussi, c'est vrai, fort alléchante. Et même, pour tout dire, assez gonflée, puisque la trame des Producteurs – qui fut d'abord un film sorti en 1967 avant d'être un spectacle joué 2 500 fois à Broadway – est la suivante : Max Bialystok, producteur aux abois, gigolo à ses heures, et son comptable méchamment névrosé Léo Bloom s'évertuent, pour arnaquer les assurances, à mettre en scène la plus mauvaise comédie musicale de tous les temps.

Le spectacle, écrit par un ancien nazi, s'intitule Des fleurs pour Hitler, Adolf et [...] Lire la suite

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