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Punaises de lit: une nouvelle découverte archéologique explique leur propagation en Europe

Il y a près de 2.000 ans, les punaises de lit empoisonnaient déjà des vies. Comme l'a raconté ce samedi 3 février le Guardian, les Romains déplaçaient avec eux ces petits nuisibles autour d'Europe lors de leurs grandes conquêtes. Ils seraient directement responsables de leur arrivée dans les îles britanniques.

Derrière cette découverte se trouve Katie Wyse Jackson, une étudiante d'archéoentomologie, l'étude des insectes sur les sites archéologiques. Dans le cadre d'un travail de recherche universitaire, elle a exhumé des restes de punaises datant d'à peine 100 ans après J.C. Des résidus sortis de terre à Vindolanda, le lieu d'un camp romain à proximité du mur d'Hadrien.

"Trouver ce genre de choses permet d'humaniser les gens du passé", a estimé l'étudiante auprès de la presse britannique.

L'archéoentomologue a ajouté qu'à l'époque, il était envisagé que ces insectes puissent servir de traitement, notamment pour les infections des oreilles. "Les gens avaient alors toutes sortes d'idées sur ce que les insectes pouvaient faire", rapporte-t-elle.

Des nuisibles transportés dans la paille?

Cette découverte de punaises de lit sur des camps de Romains n'est pas la première. Il s'agit toutefois de la plus ancienne, comme l'a expliqué Stephen Davis, maître de conférences en archéologie environnementale.

Comment les légionnaires ont-ils pu transporter les petites bébêtes par-delà la Manche? Il s'agit vraisemblablement d'une action involontaire. Les punaises de lit auraient été transportées dans les lits de paille des Romains, une hypothèse parmi d'autres des chercheurs.

"Il est très probable que (les punaises, NDLR) soient venues avec tout ce que les Romains apportaient", suggère Katie Wyse Jackson.

Pour Stephen Davis, la découverte de ces insectes tranche avec "la réputation (qu'ont les Romains, NDLR) d'être extrêmement propres". En réalité, la présence de ces insectes n'est pas liée à une question de propreté.

Article original publié sur BFMTV.com