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PSG-Ajax: "je me tuais moi même", comment Sandy Baltimore a remonté la pente

Sandy Baltimore, face à l’Ajax Amsterdam ce mercredi au Parc des Princes (21h), le PSG doit s’ouvrir la porte de la qualification en 8es de finale de la Ligue des champions...
Il faut continuer sur notre dynamique, on est bien ce moment. On est invaincues, on a fait des 'clean-sheets' parfois il y a des moments un peu plus difficiles, mais cela fait partie du sport, on ne peut pas être tout le temps bien. On sait que l’Ajax Amsterdam est une très bonne équipe mais on va tout faire pour gagner ce match décisif.

Continuer l’aventure en Ligue des champions, est-ce un enjeu capital pour le club?

On veut gagner la Ligue des champions, c’est l’objectif. C’est une grande compétition et on aime les grands matches comme ça.

"Gagner la Ligue des Champions, c’est l’objectif"

Vous vivez une saison un peu particulière avec la période transitoire au Camp des Loges après le départ de Bougival puis l’arrivée il y a quelques semaines au Campus.

Il y a eu beaucoup de changements, le départ du coach Prêcheur, son fils Jocelyn a repris l’équipe, et des blessures. Au début de saison il a fallu un temps d’adaptation. A la reprise cet hiver, on est arrivé au Campus cela fait un grand changement. Le club a tout mis en place pour nous mettre dans de très bonnes conditions, c’est un beau centre d’entraînement. Le club grandit.

A-t-on retrouvé la vraie Sandy Baltimore ces derniers mois?

Oui! (sourire). Beaucoup mieux, oui je me sens très très bien. Très très bien. J’ai tout fait pour revenir à mon meilleur niveau. Comme je n’ai pas été sélectionnée pour la Coupe du monde, cette intersaison m’a permis de bien travailler car j’avais le temps. J’ai bossé dur, je suis revenue affûtée, j’ai perdu des kilos. J’étais bien, j’étais très bien. Après je sais que je peux faire encore plus et progresser. Mais la saison dernière c’était compliqué…

Qu’est-ce qui a été difficile?

Quand j’ai été élue meilleure espoir (saison 2020-2021) l’année qui suivait, il fallait confirmer. Il y avait beaucoup de pression, tout le monde s’attendait à voir une Sandy au top. Mais cela a été un peu compliqué. La saison suivante, cela a été difficile. Quand on est dans une période difficile, on se pose beaucoup de questions. J’avais perdu mon niveau, vu que je suis très exigeante avec moi-même, je me tuais… Je sortais des matches, je me disais 'je suis nulle'. Même si je sais que j’ai le droit de rater de matches, mais je me mets beaucoup d’exigence avec moi-même. Mais je ne suis pas tombée au fond jusqu’au point de me dire 'stop j’arrête tout'. J’ai beaucoup appris.

"J’avais perdu mon niveau, je me tuais. Je sortais des matches, et je me disais: 'je suis nulle'"

Comment avez-vous réussi à relever la tête?
Heureusement que j’avais mon entourage. Cet été, j’ai beaucoup bossé avec mon préparateur, mon coach mental m’aidait. J’ai tout mis en place. Je suis une personne très lucide, j’arrive à me remettre en question, je sais quand cela ne va pas, ce que je dois améliorer, changer. Il faut que je continue comme cela.

Qu’est-ce que vous apporte votre préparateur mental?

Il me permet de me fixer des objectifs, c‘est plus au niveau sportif, mais il est devenu presque un membre de la famille maintenant. Je lui parle un peu de tout. Il y a des sujets où je me prends beaucoup la tête, et lui va me dire "cela ne t’appartient pas, lâche prise", il m’a beaucoup apporté sur le plan mental, et là ça va bien.

Votre souci judiciaire a-t-il aussi pesé?

C’était un tout, mais ce n‘était pas forcément que ça. Après cela fait partie du passé, et cela reste dans le passé. Je veux avancer. J’avance.

On vous sent plus forte avec ce vécu?

Allez on va dire ça (sourire)! Mais je peux être encore plus forte, être encore plus décisive, marquer plus de buts, et faire encore plus de différences en un contre un.

Vous avez aussi retrouvé les Bleues récemment.

Oui c’est une satisfaction, c’était mon objectif mais le plus dur c’est de rester. Mais cela passe par les terrains, il faut prouver. Ensuite ce sera au coach de faire ses choix.

Maintenant que l’équipe est installée au Campus, cela donne envie de prolonger l’aventure, vous qui êtes en fin de contrat en juin?

(rires) Oui pourquoi pas. Je reste concentrée sur le terrain, je laisse mes agents gérer ça.

Paris est un club auquel vous êtes attachée?

J’ai commencé ici, j’ai grandi ici. Je suis une 'Titi', oui c’est mon club de cœur. Mais comme j’ai dit, ce sont mes agents qui gèrent.

Article original publié sur RMC Sport