Prospective. Le monde du travail post-pandémique sera radieux

The Economist (Londres)
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Dans les pays riches, les politiques de relance économique, le rebond de l’emploi et une attention nouvelle aux réalités des travailleurs forment un mélange idéal pour qu’advienne un nouvel âge d’or du travail, estime l’hebdomadaire britannique The Economist.

“Ça plane (pour eux)”, titre The Economist dans son édition du 10 avril, en évoquant un nouvel “âge d’or” pour les travailleurs des pays riches, grâce à la reprise des économies et de l’emploi. “Alors que l’économie émerge de la pandémie, le renversement de la primauté du capital sur le travail nous attend, et plus vite qu’on ne le pense.”

Envisager “un monde du travail merveilleux”, celui de ce manège enchanté en couverture de l’hebdomadaire, vous semble “prématuré” ? Regardez plutôt le taux de chômage aux États-Unis, redescendu à 6 % contre 15 % au printemps 2020. Même en Europe, laquelle fait face à une troisième vague meurtrière, “le marché du travail dépasse les prévisions”. Et “l’environnement politique” est beaucoup plus favorable aux travailleurs, comme l’indique la hausse du salaire minimum dans les pays riches.

L’ère du télétravailleur

L’année écoulée a vu s’épanouir le télétravail, gage “d’un niveau plus élevé de bonheur et de productivité”. La pandémie a provoqué une “rupture massive du travail de bureau”, estime The Economist dans un autre article de son dossier. Avant la pandémie, les Américains passaient 5 % de leur temps de travail à la maison, et 60 % au printemps 2020. La rupture “s’est mieux passée que prévu”.

La levée des confinements ne signifie pas la fin du télétravail. La réalité sera plus proche d’une hybridation des formes de travail. D’un côté, les employés voudraient travailler de chez eux la moitié de leur temps, de l’autre, des

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