Propos racistes à l'Assemblée: Carlos Martens Bilongo a reçu des "messages de soutien" et des "insultes"

Dans un entretien au Parisien, le député insoumis victime de propos racistes jeudi dernier dans l'hémicycle, revient sur les différentes réactions qu'a suscitées cet épisode.

"Beaucoup de messages de soutien mais aussi beaucoup d'insultes". Dans un entretien accordé au Parisien, le député La France insoumise (LFI) Carlos Martens Bilongo revient sur les propos racistes du député du Rassemblement national (RN) Grégoire de Fournas formulés à son encontre jeudi dernier.

L'élu de gauche confie que des "personnes du monde entier", lui ont écrit. "J’ai reçu des messages d’Australie, des États-Unis, d’Amérique du Sud, de Chine, d’Afrique", explique-t-il. "C’est une insulte qui vient faire mal à tout un continent, puisque le continent africain est visé". Certaines des personnes qui se sont adressées à lui "subissent le racisme au quotidien", explique-t-il.

"Je suis député, cette scène a été captée en vidéo, qu’est ce qui se passe si ce n’est pas le cas? C’est parole contre parole et encore une fois, je suis quoi? Je suis un indigène. La parole des autres vaut une voix et la mienne 0,5".

"Grosses brigades sur les réseaux sociaux"

Jeudi, alors qu'il posait une question au gouvernement sur le thème des migrants en Méditerranée, le député insoumis du Val-d'Oise a été interrompu par Grégoire de Fournas qui a déclaré "qu'il retourne en Afrique", selon le compte-rendu des débats disponible sur le site de l'Assemblée nationale. Le député d'extrême droite se défend en prétextant qu'il parlait non pas de l'insoumis mais du bateau de migrants qu'avait évoqué Carlos Martens Bilongo.

Toujours dans Le Parisien, ce dernier fustige la réaction de l'extrême droite. "Quand Mme la présidente (de l'Assemblée, ndlr) demande qui a dit ça, ces personnes n’ont même pas le courage de l’admettre, car ils savent que c’est très grave. Si c’était juste le bateau, il aurait dit c’est moi. Eh bien non, ce monsieur se stoppe", indique-t-il.

Et de déplorer dans la foulée que "depuis jeudi, ce sont eux qui font les télés". Évoquant "les grosses brigades sur les réseaux sociaux" de l'extrême droite, Carlos Martens Bilongo confie que "sur Twitter, par mail, on [l]'insulte de tous les noms".

Article original publié sur BFMTV.com

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