Propos sur la "fournée" en 2014 : Jean-Marie Le Pen relaxé

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Poursuivi pour provocation à la haine raciale, Jean-Marie Le Pen à été relaxé, sept ans après sa phrase sur la "fournée" qui avait créé la polémique.

Sept années plus tôt, ses mots avaient suscité un tollé. Ils n'ont toutefois pas été condamnés ce vendredi, par le tribunal correctionnel de Paris. Le jugement, rendu en l'absence de Jean-Marie Le Pen, l'a relaxé des poursuites pour "provocation à la haine raciale" en raison de sa phrase sur la "fournée".

Dans une vidéo diffusée le 6 juin 2014, l'élu d'extrême droite, alors député européen, s'en était pris aux artistes engagés contre le FN, tels Yannick Noah, Guy Bedos et Madonna. Alors que son interlocutrice lui avançait le nom du chanteur Patrick Bruel, d'origine juive, Jean-Marie Le Pen avait commenté dans un rire: 

"Ça ne m'étonne pas. Écoutez, on fera une fournée la prochaine fois!"

"Grave faute morale" 

Ces mots avaient déclenché une pluie de condamnations et semé la discorde au sein de son propre parti. Sa fille Marine Le Pen, alors présidente du FN, avait décrit "une faute politique". Son père avait ainsi été exclu du mouvement à l'été 2015, avant d'être déchu de sa présidence d'honneur au congrès de mars 2018. 

Dans un courrier transmis au tribunal, Jean-Marie Le Pen a une nouvelle fois soutenu que le mot "fournée" n'avait "jamais eu de signification polémique ni même politique", ses avocats plaidant la relaxe.

"Bien sûr, ça n'a rien a voir avec les fours crématoires... de qui se moque-t-on ?", a protesté, ironique, Me Marc Bensimhon, avocat du Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA).

Le ministère public a de son côté souligné que "l'usage du terme 'fournée' n'a absolument rien d'innocent" et constitue une "grave faute morale".

Multiples condamnations

A 93 ans, l'ancien candidat à l'élection présidentielle a déjà fait l'objet de multiples condamnations judiciaires, notamment pour "contestation de crime contre l'humanité", quand il avait qualifié les chambres à gaz de "point de détail de l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale".

En 1993, il avait été condamné à une amende pour son jeu de mot de 1988, "Durafour crématoire", visant le ministre de la Fonction publique de l'époque, Michel Durafour.

Article original publié sur BFMTV.com

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