Propos d'Emmanuel Macron sur le temps de travail: Sandrine Rousseau évoque un "discours dangereux"

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Sandrine Rousseau était l'invitée de BFMTV le mardi 12 octobre 2021. - BFMTV
Sandrine Rousseau était l'invitée de BFMTV le mardi 12 octobre 2021. - BFMTV

L'économiste répond au président. Invitée ce mardi soir de 222H Max sur BFMTV, Sandrine Rousseau a été interrogée sur les propos tenus ce matin par Emmanuel Macron à l'occasion de la présentation du plan d'investissement France 2030.

"Quand on se compare, nous sommes un pays qui travaille moins que les autres, ça reste vrai", a rappelé Emmanuel Macron, "ous avons une quantité de travail allouée qui n'est pas au bon niveau. À la fois dans le cycle de vie et en horaires cumulés. On a une force qui est le modèle social et éducatif et une faiblesse c'est qu'on n'a plus le modèle productif qui permet de le financer."

"Avoir ce discours-là, c'est renoncer à augmenter la qualité du travail"

Des propos qui n'ont pas manqué de faire réagir la femme politique d'EELV et enseignante chercheuse en sciences économiques.

"À chaque qu'on se dit qu'on laisse le temps de travail augmenter, ce qu'il se passe c'est que tout le monde ne travaille pas à temps plein", explique Sandrine Rousseau sur notre antenne, "et qui ne travaille pas à temps plein? Ce sont les salariés précaires et notamment les femmes qui choisissent de diminuer leur temps de travail pour une partie mais pour l'essentiel, les trois quarts subissent le travail à temps partiel"

"Avoir ce discours-là, c'est renoncer à partager le travail, à augmenter la qualité du travail plutôt que la quantité, c'est donc un discours dangereux", estime-t-elle, "on laisse les entreprises et le marché du travail décider de qui aura un emploi à temps plein et qui aura un emploi à temps dégradé, cela fait qu'il y aura deux types salariés: ceux à temps complet à la carrière linéaire et ceux qui ont des temps de travail morcelés, décalés dans la journée et qui n'arrivent pas à dépasser le seuil de pauvreté parce qu'ils ne travaillent pas à temps plein."

La candidate malheureuse à la primaire écologiste a assuré que Yannick Jadot défendera durant la campagne la baisse du temps de travail et la semaine de quatre jours: "32 heures sur la semaine avec une compensation pour les salaires les plus faibles pour qu'il n'y ait pas de pouvoir d'achat".

Article original publié sur BFMTV.com

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