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Projet de loi immigration : Élisabeth Borne "confiante" sur la possibilité de "trouver une majorité"

La Première ministre s'est voulue optimiste, alors que le gouvernement ne parvient pas à convaincre la droite sur son projet de loi.

Le gouvernement continue d'afficher son optimisme sur le projet de loi immigration. La Première ministre Élisabeth Borne s'est dite "confiante" dans l'optique de "trouver une majorité sur ce texte" lors de son interview sur BFMTV ce dimanche.

Le gouvernement, qui souhaite présenter une mouture équilibrée entre fermeté et régularisation, ne parvient pas à convaincre les oppositions pour l'instant, alors que le texte est examiné par le Sénat à partir du 8 novembre prochain. La droite, dont le soutien est espéré, refuse mordicus la création d'un titre de séjour pour les métiers en tension. Elle menace de déposer une motion de censure.

"Mauvaises interprétations"

Notant que Les Républicains craignent des "appels d'air" et des "régularisations massives", Élisabeth Borne y voit de "mauvaises interprétations". La cheffe du gouvernement cherche à rassurer.

"Évidemment, ce n'est pas l'intention de mon gouvernement", dit-elle, avant d'ajouter: "On est dans un pays où le taux de chômage est à 7% donc la priorité [...] c'est bien de permettre aux demandeurs d'emploi en priorité de retrouver un emploi."

Le président de la République Emmanuel Macron a tenu le même discours fin septembre lors de son interview sur TF1 et France 2.

"On ne peut pas accepter un discours qui consisterait à dire: ce sont des gens qui sont étrangers en situation irrégulière qui vont occuper les métiers dans la restauration le BTP ou autre", a-t-il affirmé lors de cet entretien.

L'AME? Une position "personnelle" de Darmanin

Plus tôt, Gérald Darmanin a esquissé un geste envers la droite lors d'une interview dans Le Parisien. Le ministre de l'Intérieur s'est montré "favorable à la proposition faite par les LR de supprimer" l'aide médicale d'État" (AME), qui couvre à 100% les frais médicaux et hospitaliers des étrangers présents en France depuis au moins trois mois. La droite veut la limiter à une aide médicale d'urgence (AMU).

Pour autant, la prise de position de Gérald Darmanin est "personnelle", a répondu Élisabeth Borne sur BFMTV. Une illustration du rapport tendu entre le ministre et la cheffe du gouvernement. Néanmoins, cette dernière n'a pas fermé la porte et renvoyé cette question à une mission confiée à "deux personnalités, Patrick Stefanini et Claude Evin, pour nous aider à faire le point sur ce dispositif".

Article original publié sur BFMTV.com

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