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Pas de prof de français depuis décembre: des parents d'élèves réclament 16.500 euros à l'État

Ils veulent "faire réagir" sans pour autant "tirer à boulets rouges sur l'État", selon l'avocate des plaignants. Une quinzaine de parents d'élèves vient de mettre en demeure le rectorat de l'académie d'Orléans-Tours, rapporte France Bleu Touraine: ils réclament une indemnité de 16.500 euros pour 60 heures de cours non assurées.

La raison? Cela fait depuis décembre 2022 que le professeur de français de leurs enfants, scolarisés au lycée Vinci d'Amboise (Indre-et-Loire), est absent. Au total, 70 lycéens sont concernés.

"On ne cherche pas à gagner de l'argent"

Les parents demandent depuis des mois que l'enseignant soit remplacé, sans succès, raconte La Nouvelle République. Dans un courrier cité par le journal, le ministre de l'Éducation assure que "l’ensemble des services académiques est mobilisé" pour trouver une solution.

Les 16.500 euros représentent 10 euros par heure de cours non assurée et par un élève, ainsi qu'un dédommagement de 500 euros par famille. Une somme jugée symbolique par Sébastien Boishult, l'un des parents d'élèves: "On ne cherche pas à gagner de l'argent", insiste-t-il auprès de France Bleu Touraine.

"Si on devait cumuler ce que coûterait un cours particulier pour chacun des élèves, on est très, très loin du compte pour un volume horaire aussi important", explique également le père.

Une situation "endémique"

L'idée de cette action est davantage de dénoncer "une situation qui s'avère endémique": ce père évoque une situation similaire pour d'autres lycéens du même établissement dont le professeur de gestion est absent depuis janvier sans être remplacé.

"Le vivier des remplaçants a été décimé, les difficultés de recrutement d'enseignants sont chroniques, l'attractivité du métier elle-même est en berne", déplore Sébastien Boishult.

Me Joyce Pitcher, qui regroupe toutes les plaintes de la quinzaine de parents d'élèves souligne auprès de France Bleu Touraine que "le droit à l'éducation est un droit constitutionnel". Elle précise aussi que le problème des absences est récurrent: environ 200 dossiers de ce genre ont déjà été transmis à son cabinet.

Article original publié sur BFMTV.com