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Procès du prince Harry contre des tabloïds: son biographe nie un "intérêt personnel"

Le biographe du prince Harry, Omid Scobie, a nié lundi avoir un "intérêt personnel" à aider le fils cadet du roi, lors du procès qui oppose ce dernier à un éditeur britannique de tabloïds.

Omid Scobie, co-auteur d'un best-seller paru en 2020 sur Harry et sa femme Meghan, a témoigné dans le cadre du procès devant la Haute Cour de Londres, où Harry est l'un des plaignants.

Le fils cadet du roi Charles III, en froid avec sa famille, s'est lancé dans une guerre contre la presse à scandales, en multipliant les poursuites judiciaires.

Le duc de Sussex, qui est parti en Californie avec fracas en 2020, a déjà attaqué l'éditeur du Daily Mail ainsi que News Group Newspapers(NGN), éditeur du Sun notamment.

"Je n'ai pas de relation étroite avec eux"

L'audience qui s'est ouverte la semaine dernière vise cette fois le groupe Mirror Group Newspapers (MGN), qui publie notamment The Mirror, Sunday Mirror et Sunday People. MGN est accusé par Harry et d'autres célébrités de collecte illégale d'informations, y compris l'écoute de messages vocaux.

Interrogé devant la cour lundi, Omid Scobie a nié avoir un quelconque "intérêt personnel à aider le duc de Sussex si l'occasion se présentait".

Il a déclaré qu'il n'avait pas le numéro de téléphone de Harry et qu'il avait été décrit à tort comme un proche du couple princier. "Je n'ai pas de relation étroite avec eux personnellement", a-t-il ajouté.

Dans sa déposition, Omid Scobie a déclaré qu'on lui avait montré comment pirater la messagerie vocale d'un téléphone alors qu'il était étudiant en journalisme et qu'il avait passé une semaine à travailler pour Sunday People.

Il a déclaré au tribunal qu'on lui avait appris à écouter les messages vocaux "comme s'il s'agissait d'une technique de collecte d'informations de routine".

Ses excuses "sans réserve"

Dans des documents rendus publics au début de l'audience, MGN a admis l'existence de "quelques preuves" de collecte illégale d'informations. Il a présenté ses excuses "sans réserve".

Outre le prince Harry, plusieurs personnalités, dont la chanteuse Cheryl du groupe Girls Aloud, l'acteur Ricky Tomlinson et l'ex-footballeur Ian Wright, ont engagé des poursuites.

Le procès doit durer plusieurs semaines et Harry est attendu à la barre, selon la presse britannique, en juin

Article original publié sur BFMTV.com