Le procès des attentats de janvier 2015 suspendu au moins jusqu'au 12 novembre

F.B.
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Le tribunal judiciaire de Paris en préparation avant l'ouverture du procès des attentats de janvier 2015. - STEPHANE DE SAKUTIN
Le tribunal judiciaire de Paris en préparation avant l'ouverture du procès des attentats de janvier 2015. - STEPHANE DE SAKUTIN

Le procès des attentats de janvier 2015, suspendu depuis lundi alors que trois accusés ont été testés positifs au Covid-19, ne reprendra pas avant le 12 novembre au moins, a appris l'Agence France-Presse (AFP) ce mardi de sources proches du dossier.

Cette information a été donnée oralement par le président de la cour d'assises spéciale de Paris, a-t-on précisé de mêmes sources. Elle a été confirmée dans la soirée par le parquet national antiterroriste (Pnat).

Le président, Régis de Jorna, avait déjà annoncé dans la nuit de dimanche à lundi la suspension de l'audience pour "au moins une semaine", deux nouveaux cas de contamination au Covid-19 ayant été révélés durant le week-end, à la suite du résultat positif du principal accusé, Ali Riza Polat, samedi matin.

Le calendrier des audiences chamboulé

Les sept autres accusés comparaissant détenus devant la cour d'assises spéciale ont été testés négatifs, mais une deuxième vague de tests est prévue jeudi. La reprise du procès est notamment conditionnée aux résultats de ces tests.

Le calendrier des audiences va être chamboulé. Avant cette suspension, la fin des plaidoiries des parties civiles était prévue ce mercredi, précédant le réquisitoire et les plaidoiries de la défense. Le verdict, lui, était attendu le 13 novembre.

Quatorze personnes, dont trois par défaut, sont jugées depuis le 2 septembre pour leur soutien logistique présumé aux auteurs des attentats contre Charlie Hebdo, une policière municipale à Montrouge et le magasin Hyper Cacher de Vincennes. Ces attaques avaient fait 17 morts et provoqué une onde de choc internationale.

Depuis plus de deux mois, près de 150 témoins et experts se sont succédé à la barre pour ce procès historique. Filmé pour les archives de la justice, une première en matière de terrorisme, il se tient sous très haute surveillance policière.

Article original publié sur BFMTV.com