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Prix de l'électricité: Bertrand se moque d'Attal qui "s'occupe des classes moyennes" "en les matraquant"

Une hausse qui ne passe pas. Après l'annonce dimanche dernier par Bruno Le Maire de l'augmentation des prix de l'électricité d'ici le 1er février, Xavier Bertrand critique durement la décision du gouvernement.

"Monsieur Attal nous avait dit 'je vais m'occuper des classes moyennes'. Je ne pensais pas que c'était en les matraquant pour commencer", a lancé ce vendredi 26 janvier le président LR de la Région Hauts-de-France sur France info.

Une hausse de près de 10%

Le ministre de l'Économie a expliqué dimanche soir que les Français allaient voir leurs factures d'électricité augmenter. Elles vont gonfler de 9,8% sur les tarifs heures pleines-heures creuses et 8,6% sur les tarifs de base.

Dès septembre dernier, le gouvernement avait annoncé son intention de diminuer progressivement le bouclier tarifaire en place depuis 2022 sur l’électricité. De quoi laisser augurer d'une nette augmentation du prix de l'électricité dans les prochaines années.

Bruno Le Maire a cependant promis que ce serait "la dernière hausse" sur l'année 2024, évoquant une nouvelle hausse "le 1er février 2025."

"Regardez l'hypocrisie, voire même le cynisme"

De son côté, Gabriel Attal avait assuré que "les Français attendent qu'on agisse pour eux" lors de son premier déplacement après son arrivée à Matignon. La veille, lors de la passation de pouvoir, il avait indiqué "penser aux classes moyennes" qui "doutent de notre pays, d'eux-mêmes, de notre avenir". Sans guère convaincre Xavier Bertrand.

"Presque 10% quand même, c'est deux fois l'inflation. Regardez, ce n'est pas de l'hypocrisie mais du cynisme quand on dit qu'on va s'occuper des Français", s'est encore agacé l'élu de droite, pointant du doigt l'augmentation du prix de l'électricité de 44% en deux ans.

"Les salaires, eux, ils n'ont pas augmenté de 44%", a encore remarqué l'ex-ministre du Travail de Nicolas Sarkozy.

18 euros en plus chaque mois pour un 4-pièces

Concrètement, la hausse représente en moyenne 8 euros de plus par mois pour un studio chauffé à l'électricité, et près de 18 euros pour une habitation de quatre pièces selon les calculs du ministère.

Selon les résultats d'une enquête de l'Ifop, près d'un tiers des Français se retrouvent avec 100 euros de reste à vivre le 10 du mois.

Article original publié sur BFMTV.com