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Prix d’Amérique, Legend Race (M6) : Dans les coulisses de la course équestre, avec la lad Susanne Ohme

Le baromètre affiche - 1 °C, en ce mardi 9 janvier, sur l’hippodrome de Vincennes. Pas de quoi refroidir la Norvégienne Susanne Ohme. Dans les box, à quelques mètres de la piste en mâchefer, cette trentenaire reste concentrée sur son activité de lad. En d’autres termes, elle nourrit, prépare, lave, entre autres tâches, les chevaux qu’elle couve de toute son affection. Peu habituée à voir son travail exposé ainsi, Susanne arbore un sourire timide. Mais accepte gentiment qu’on l’interroge sur son parcours, tout en continuant à bichonner les athlètes, ces chevaux dont elle a la responsabilité, ce jour-là. Avec un fort accent scandinave, elle s’adresse à nous en français : « J’ai découvert ce monde à l’âge de 14 ans, en allant voir une course en famille. J’ai tout de suite voulu en faire mon métier. Dans la foulée, j’ai commencé à travailler pour un entraîneur, les week-ends. À 16 ans, je me suis consacrée pleinement à cette activité. Mais je n’ai pas totalement arrêté les études. Par sécurité, j’ai pris des cours du soir, pour préparer un diplôme en mathématiques. » Durant plusieurs années, elle exerce dans le pays voisin, en Suède, avant que la rigueur du climat ne la pousse à changer d’air. « Là-bas, il est difficile de travailler avec les chevaux en hiver. Les courses sont beaucoup moins nombreuses, alors j’ai eu envie de venir en France. » Un driver (pilote de sulky) belge la met ainsi en relation avec Thierry Duvaldestin, entraîneur parmi les plus réputés de l’Hexagone.

“AVEC LUI, C’EST POUR LA VIE”

En digne héritière des Vikings, Susanne a posé ses valises en Normandie, il y a deux ans. Naît alors une histoire d’amour entre elle et Idao de Tillard, l’un des grands favoris du Prix d’Amérique. « Il est puissant, rapide et doté d’un fort mental. Et c’est un cheval très facile à vivre, toujours gentil… Avec lui, c’est pour la vie ! C’est aussi un petit peu pour lui que je reste ici, en France. » Un lien fusionnel que confirme Théo, l’un des fils Duvaldestin, driver de son état : « Le soir, s’il lui faut rester cinq heures de plus avec Idao, ce n’est pas un problème… Pour Susanne, il n’est pas question que quelqu’un d’autre s’occupe de lui. » (Rires) Aujourd’hui, elle a toutefois laissé l’actuel chouchou des turfistes au haras de la Sauvagère (Orne), pour accompagner d’autres chevaux. Soudain, elle sifflote à l’oreille d’Hello Sport : « Je l’aide ainsi à faire pipi. » Cette délicate opération se déro...

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