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"Principalement des bouchons en plastique" : les bernard-l'ermite trouvent maintenant refuge dans des déchets

Trouver refuge dans un bouchon en plastique plutôt que dans une coquille de mollusque : de nombreux bernard-l'ermite terrestres s'y risquent. Pourquoi et avec quelles conséquences ?

Pour vivre durant l'Anthropocène et tirer parti de sa pollution galopante, les bernard-l'ermite (que l'on peut aussi écrire "bernard-l'hermite") changent d'abris. Afin de protéger leur abdomen mou et de se préserver des prédateurs, certains ne s'approprient plus des coquilles vides de gastéropodes, mais des déchets. Un comportement déroutant que trois chercheurs polonais ont voulu mieux comprendre.

Une famille de bernard-l'ermite terrestres

Comment obtenir une vision globale d'un tel phénomène ? Les chercheurs ont misé sur l'iEcologie, un nouveau champ de recherche basé sur l'utilisation des données en ligne, notamment des photos. "Les gens reconnaissent les effets néfastes de la pollution plastique sur la faune, par exemple en publiant des images d'animaux blessés sur les réseaux sociaux comme Instagram, Facebook ou Twitter", écrivent les chercheurs polonais dans une étude publiée dans la revue Science of the Total Environment.

Celle-ci s'est concentrée sur des espèces de Coenobitidae, une famille de bernard-l'ermite terrestres. Pour mieux évaluer leur utilisation de "coquilles" en plastique, en verre, ou en métal, les chercheurs ont collecté des images postées sur Flickr, iNaturalist, Google Images, YouTube et Alamy. Ils ont aussi réalisé des recherches dans la littérature scientifique disponible.

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Plusieurs explications possibles

Grâce à ce recueil de données, ils ont obtenu une vision globale de ce changement comportemental. Ils ont ainsi identifié 386 spécimens photographiés avec des coquilles artificielles, appartenant à 10 des 16 espèces de bernard-l'ermite terrestres visées traduisant un phénomène mondial. Le plastique était le plus utilisé (85%), "principalement des bouchons", détaille l'étude. Ces crustacés utilisaient également des déchets en métal et en verre comme des culots d'ampoule.

Pourquoi un tel changement de comportement ? Les chercheurs polonais ont plusieurs[...]

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