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“Œil pour œil” : dans la presse iranienne, l’appel à la vengeance contre Israël

“Œil pour œil”, titre en une mercredi 3 avril le journal iranien proche du pouvoir Tehran Times, deux jours après l’attaque israélienne inédite contre un bâtiment du consulat d’Iran à Damas, ayant fait 13 morts, dont un haut responsable des Gardiens de la révolution islamique.

Le titre, une allusion explicite à la loi du talion hébraïque – largement répandue dans la culture islamique –, est accompagné d’une photo de Mohammad Reza Zahedi – à la tête de la force Al-Qods au Liban et en Syrie, tué par la frappe – en compagnie de Hassan Nasrallah, chef du redoutable Hezbollah libanais. Et d’un sous-titre au ton fort et menaçant : “Nous ferons regretter le régime maléfique [Israël]” pour son attaque, citant la réaction du guide suprême, Ali Khamenei, au lendemain de la frappe.

Le régime israélien a “choqué le monde” en menant ce raid, “condamné par plusieurs pays, qui y voient une dangereuse escalade dans une région déjà instable”, écrit la journaliste Mona Hojat Ansari dans les colonnes du quotidien anglophone.

“Très rares”

“Les attaques contre des missions et des sites diplomatiques sont très rares. Un événement historique comparable s’est produit en 1999 lorsque l’Otan a bombardé l’ambassade de Chine à Belgrade, entraînant la mort de trois journalistes chinois”, rappelle-t-elle. “Compte tenu de la nature sans précédent de l’attaque, nombreux sont ceux qui ont du mal à comprendre qu’Israël ait décidé d’attaquer” un bâtiment consulaire.

C’est pourquoi les analystes estiment que le régime israélien est “prêt à tout pour échapper à sa chute”, écrit la journaliste, citant notamment Saedollah Zarei, un spécialiste local de la géopolitique régionale, selon lequel la coalition au pouvoir en Israël, de plus en plus isolée, a recours à “des mesures non conventionnelles” visant à “attiser les flammes du conflit”, ce qui susciterait de nouveau le soutien inconditionnel de Washington.

La frappe menée par Israël à Damas a été condamnée par plusieurs pays ces derniers jours, dont la Russie, son ambassadeur à l’ONU ayant dénoncé devant le Conseil de sécurité des actions “destinées à alimenter le conflit” dans la région.

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