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Premières fouilles dans le cratère de Hawthorn Ridge, vestige de la bataille de la Somme

Le 1er juillet 1916, la bataille de la Somme commence par une série de méga-explosions, occasionnées par des mines placées au plus près des lignes allemandes. L’immense cratère creusé dans le sol devant la crête de l’Aubépine (Hawthorn Ridge) est le premier à être fouillé par des chercheurs britanniques, révélant comment l’armée allemande a stratégiquement pris le dessus et réduit à néant le plan initial de l’état-major anglais.

Le 1er juillet 1916, à 7h20, à hauteur du village de Beaumont-Hamel, une gigantesque explosion, bientôt suivie de 18 autres, marque le début de l’une des batailles les plus meurtrières de la Première Guerre mondiale, la bataille de la Somme. Le cratère creusé par cette explosion devant la redoute de Hawthorn Ridge (la crête de l’Aubépine), tenue par les Allemands, est pour la première fois scientifiquement examiné dans une publication du Journal of Conflict Archaeology, sous la direction de l’université de Keele (Royaume-Uni).

Ce sont en effet les troupes britanniques qui ont posé ces mines dans le but de percer les lignes adverses. Mais un mauvais timing a laissé aux Allemands le temps de se préparer et de contre-attaquer. Les analyses réalisées sur le terrain apportent pour la première fois des preuves matérielles de cette déroute, en montrant comment l’armée allemande a su retourner la situation à son avantage en s’emparant du cratère pour l’intégrer à la ligne de front. Ces premières investigations apportent des informations primordiales sur la stratégie inhérente à la guerre des tranchées.

Premières fouilles dans le cratère de Hawthorn Ridge, vestige de la bataille de la Somme

Si les Français ont surtout en mémoire la bataille de Verdun comme affrontement emblématique de l’enfer que fut "la Der des Ders", c’est la bataille de la Somme qui constitue pour les Britanniques l’apogée traumatique de la Première Guerre mondiale. Entre le 1er juillet et le 18 novembre 1916, plus d’un million de soldats y ont trouvé la mort, toutes armées confondues. Les rangs britanniques, composés de troupes issues de tout le Commonwealth (Anglais, Écossais, Gallois, Irlandais, Terre-neuviens, Canadiens, Indiens, Australiens, Néo-zélandais et Sud-africains) accusent 57.000 pertes le premier jour – le plus lourd bilan de toute l’histoire de l'armée britannique.

L’offensive fut conçue dans le but de rompre une guerre de position qui s’éternisait dans la vallée de la Somme. La ligne de [...]

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