La première pilule qui soigne le Covid bientôt sur le marché ?

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La société américaine Merck's&Co(MSD) a dévoilé les premiers résultats d'un essai clinique du Molnupiravir, un antiviral par voie orale qui semble réduire le risque d'hospitalisation.

CORONAVIRUS - Le laboratoire Merck&Co (MSD) a annoncé ce vendredi 1er octobre qu’un antiviral, le Molnupiravir, permettait de réduire le risque d’hospitalisation et de décès pour les malades du Covid-19 de moitié. D’autres médicaments connus (dexamethasone, tocilizumab) ont des effets similaires, le Molnupiravir est un traitement administré par voie orale. En clair, si les résultats annoncés par Merck sont confirmés, ce serait la première pilule permettant de traiter la maladie Covid-19.

Dans un communiqué de presse, Merck précise que cet essai clinique a été réalisé sur 385 personnes traitées avec du Molnupiravir. Un groupe de contrôle de 377 personnes, sans traitement, permet de faire des comparaisons. 29 jours après l’infection, 7,3% des personnes ayant pris la pilule de Merck dans les 5 jours suivant le début des symptômes étaient hospitalisées, contre 14,1% de ceux ayant reçu le placebo. Aucun mort n’a été enregistré dans le groupe Molnupiravir, contre 8 dans le groupe de contrôle.

Merck a déjà commencé à produire ce médicament par anticipation et prévoit de déposer une demande d’autorisation d’urgence à la FDA, le gendarme du médicament américain. Celui-ci aurait d’ailleurs demandé à Merck d’arrêter le recrutement pour son essai clinique en raison des résultats positifs de celui-ci. Selon Dean Li, responsable du développement chez Merck’s, interrogé par Statnews, aucun effet secondaire notamment n’a été découvert pour le moment.

“Si c’est confirmé, c’est une très bonne nouvelle”, a réagi sur Twitter Zain Chagla, professeur spécialiste des maladies infectieuses à l’université McMaster, qui a rappelé que les données scientifiques détaillées n’ont pas encore été dévoilées par Merck. “Cela pourrait changer totalement la donne pour l’épidémie de Covid si ces chiffres sont confirmés”, a commenté Boghuma Kabisen Titanji, chercheuse spécialiste des maladies infectieuses et du VIH.

Il faut rappeler qu’un tel traitement ne doit surtout pas être considéré comme une alternative aux vaccins. D’abord, car l’efficacité est bien plus réduite, ensuite car le coût devrait être élevé (des centaines de dollars, notent plusieurs chercheurs.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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