Dans sa première interview depuis son élection, Biden assure qu'il n'y aura pas de "3e mandat Obama"

Fanny Rocher
·3 min de lecture
Joe Biden, le 24 novembre 2020 à Wilmington, dans le Delaware - CHANDAN KHANNA © 2019 AFP
Joe Biden, le 24 novembre 2020 à Wilmington, dans le Delaware - CHANDAN KHANNA © 2019 AFP

Le président élu des États-Unis Joe Biden s'est défendu ce mardi sur la chaîne NBC News de vouloir rejouer "un troisième mandat Obama", après avoir nommé les premiers membres de son administration, dont certains étaient en poste pendant la présidence de Barack Obama.

"Ce ne sera pas un troisième mandat Obama, car nous faisons face à un monde totalement différent que celui qu'a connu l'administration Obama-Biden. Le président Trump a changé la donné. C'est devenu l'Amérique d'abord, ça a été l'Amérique seule", a-t-il assuré lors de sa première interview depuis son élection.

Parmi les six personnes déjà nommées au sein du futur gouvernement Biden figure notamment Antony Blinken, ancien numéro deux de département du secrétariat d'Etat quand Hillary Clinton occupait le poste, sous le premier mandat de la présidence Obama. John Kerry, ex-secrétaire d'Etat de 2013 à 2017, fera également partie de l'équipe Biden, en tant qu'envoyé spécial du président sur le climat. Autre figure clé: Linda Thomas-Greenfield, nommée au poste d'ambassadrice des États-Unis à l'ONU, et directrice générale du bureau des affaires étrangères au cours des deux mandats de Barack Obama.

"C'est une équipe qui reflète le fait que l'Amérique est de retour"

Depuis son fief de Wilmington ce mardi, le démocrate de 78 ans a officiellement présenté les premiers membres de son équipe et a insisté sur le "retour" du multilatéralisme et d'un pays prêt à mener la scène mondiale après les années Trump.

"C'est une équipe qui reflète le fait que l'Amérique est de retour, prête à guider le monde", a déclaré Joe Biden, accompagné de sa future vice-présidente Kamala Harris. "Nos alliances ont souffert, c'est pour ça que j'ai trouvé des gens qui représentent le paysage politique des États-Unis et du parti démocrate", a-t-il ajouté sur NBC, assurant qu'il pourrait nommer au sein de son équipe un républicain ayant voté pour Donald Trump.

Ouverture du processus de transition d'administration

Après deux semaines d'un déni sans précédent dans l'histoire américaine, le président sortant Donald Trump a par ailleurs finalement donné lundi soir son feu vert à l'ouverture du processus de transition vers une administration Biden, sans pour autant concéder sa défaite à la présidentielle du 3 novembre.

Après le Michigan lundi, la Pennsylvanie et le Nevada ont à leur tour certifié mardi la victoire de Joe Biden. Ce feu vert débloque des fonds pour l'équipe Biden et lui ouvre la porte de l'administration Trump afin de se coordonner sur les sujets brûlants, comme la campagne de vaccination contre le Covid-19 à venir.

Joe Biden aura aussi enfin accès aux informations classées secret défense, peut-être dès ce mercredi, a-t-il confié sur NBC. Dans son interview, le président élu a indiqué que la transition avait "déjà commencé".

"Il n'y a pas eu de ressentiment jusqu'ici. Et je ne m'attends pas à ce qu'il y en ait", a-t-il ajouté.

Le vieux routier de la politique a repris son image de rassembleur: "Je veux que ce pays soit uni".

Article original publié sur BFMTV.com