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Présidentielle au Sénégal : Ousmane Sonko et Karim Wade hors course

La course à la présidentielle de février 2024 au Sénégal vient d’amorcer un virage décisif avec la publication par le Conseil constitutionnel de la liste définitive des candidats. Sur près de 80 prétendants annoncés pour la magistrature suprême au pays de la Teranga [“le pays de l’hospitalité”, surnom du Sénégal en langue wolof], seulement une vingtaine a été autorisée à candidater en attendant le top départ de la course.

Le tamis des Sages aura été sans pitié pour de nombreux Sénégalais qui se rêvaient d’un destin national. Et parmi ces candidats pris dans les mailles de ce tamis, l’on compte de gros morceaux, en l’occurrence Ousmane Sonko et Karim Wade.

En ce qui concerne particulièrement Ousmane Sonko, c’est le contraire qui aurait étonné. Car, en délicatesse avec les lois de son pays, selon la justice sénégalaise, et s’étant installé dans le viseur du président Macky Sall, l’on imaginait difficilement comment il parviendrait à déjouer les nombreux pièges sur son chemin pour parvenir à prendre part à la présidentielle.

Ses militants et sympathisants avaient d’ailleurs pris la pleine mesure de la situation, préparant un plan B [en novembre 2023, le parti d’opposition avait investi Bassirou Diomaye Faye comme candidat à la présidentielle]. Sans donc prendre part au scrutin, l’image de Sonko et ses idées seront bien présentes dans les débats visant à arracher les votes des Sénégalais pour le fauteuil présidentiel.

Et l’on peut, d’ailleurs, dire que le chemin de croix de l’opposant peut valoir à ses lieutenants un certain capital de sympathie dans les urnes, leur permettant, même si le Pastef [le parti d’opposition les Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité a été fondé en 2014 par Ousmane Sonko] est dissous, de conforter leur assise dans le paysage politique du pays. En tout cas, c’est tout le mal que l’on puisse leur souhaiter, en ce moment où les dés sont définitivement jetés.

Karim Wade, le dindon de la farce

Quant à Karim Wade, l’on peut dire qu’il aura été finalement le dindon de la farce de cette affaire. L’homme a vu sa candidature invalidée au motif qu’au moment où il déposait son dossier, il disposait encore de la nationalité française, même si plus tard il a dû y renoncer [le 17 janvier, il a annoncé y renoncer, après une longue polémique].

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