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Le président ukrainien confirme le limogeage de son chef des armées

Alors que la guerre en Ukraine va bientôt entrer dans sa troisième année, le président ukrainien a confirmé ce jeudi la nomination d'un nouveau chef des armées. Le général Oleksandr Syrsky, 57 ans, succède donc au très apprécié Valeri Zaloujny avec lequel Volodymyr Zelensky entretenait des relations houleuses depuis plusieurs semaines.

Le nouveau chef des armée était jusqu'à présent le commandant des forces terrestres ukrainiennes.

Après avoir remercié Valeri Zaloujny _"_pour chaque victoire que nous avons remportée ensemble", le président ukrainien a expliqué avoir eu avec lui _"_une discussion franche sur ce qui doit être changé dans l'armée" qui s'est traduite par le départ du chef des armées.

Toutefois, le général limogé s'est vu proposer de continuer à faire partie de l'équipe dirigeante du pays. On ne sait pas à ce stade s'il a accepté cette proposition.

Outre la nomination d'un nouveau Haut commandant, Volodymyr Zelensky a aussi annoncé d'autres nominations à venir. Les généraux de brigade Andriy Hnatov, Mykhailo Drapaty, Ihor Skybyuk et les colonels Pavlo Palisa et Vadym Sukharevskyi "tous sont envisagés pour des postes élevés dans l'armée et serviront sous la direction du commandant le plus expérimenté d'Ukraine", a indiqué le président.

"Je veux que nos soldats à Robotyn ou Avdiivka, l'état-major et le chef d'état-major aient la même vision de la guerre" a-t-il encore souligné. Et de conclure : "l’année 2024 ne peut être une réussite pour l’Ukraine que si nous apportons des changements efficaces à la base de notre défense, à savoir les forces armées ukrainiennes."

Le président ukrainien et son désormais ex-chef des armées s’étaient publiquement affrontés à propos de les maigres progrès réalisés par l'armée ukrainienne dans sa contre-offensive. Dans un entretien à The Economist Valeri Zaloujny avait reconnu être "dans une impasse". "Il n'y aura probablement pas de percée profonde et belle", avait-il regretté.

Deux jours plus tard, le président ukrainien lui avait répondu : "Nous ne sommes pas dans une impasse", ajoutant qu'il y avait "différentes visions" du champ de bataille.

Les deux hommes s'étaient également affrontés autour de la place de Bakhmout dans la contre-offensive, soupçonnaient plusieurs observateurs, le militaire souhaitant se retirer et le président voulait poursuivre les assauts contre cette ville devenue un symbole de la résistance ukrainienne.

Le chef des armée avait surtout réclamé d'augmenter le recrutement massif de nouveaux soldats, une demande rejetée par Volodymyr Zelensky.