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En se présentant devant la CIJ, Israël montre qu’il est une démocratie

Le plaidoyer de l’Afrique du Sud comme celui d’Israël sont terminés, et désormais il ne reste plus qu’à attendre le verdict de la Cour internationale de justice (CIJ) sur l’accusation de génocide portée à l’encontre de l’État hébreu par Pretoria. Pourtant, selon La Repubblica, Israël a d’ores et déjà remporté une importante victoire morale.

En effet, “en acceptant de se défendre de l’accusation de génocide et de se soumettre au jugement de la CIJ, Israël a rappelé au monde qu’il est une démocratie, qu’il reconnaît l’ordre international, et qu’il entend en faire partie”, estime le quotidien italien.

En réalité, “l’État hébreu était théoriquement obligé de participer au procès lancé par l’Afrique du Sud, en sa qualité de signataire de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide”, rappelle le média progressiste, mais, au vu des relations compliquées qu’Israël entretient avec l’ONU, sa présence était loin d’être escomptée.

“Une démocratie au tribunal”

“Les gouvernements israéliens, quelle qu’ait été leur orientation politique, ont souvent accusé les Nations unies d’avoir une vision biaisée à leur encontre”, indique à ce sujet La Repubblica, qui, en rappelant les derniers événements en date, souligne une tension désormais à son comble entre l’organisation internationale et l’État hébreu.

“Le gouvernement de Benyamin Nétanyahou a âprement critiqué les Nations unies après que le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré que le massacre du 7 octobre ne s’était pas ‘produit en dehors de tout contexte’”, note le média transalpin, qui rappelle ensuite qu’Israël a même refusé des visas à des fonctionnaires de l’ONU depuis, comme mesure de rétorsion.

Enfin, ajoute La Repubblica, “‘génocide’ n’est pas un terme utilisé à la légère en Israël, et pour ses habitants il sonne comme une accusation particulièrement infamante”, au vu de l’histoire du peuple hébreu.

Pourtant, malgré ce contexte, les dirigeants israéliens n’ont pas esquivé les accusations portées devant la Cour internationale de justice, mais ont décidé d’y répondre, contrairement à ce qu’a récemment fait la Russie de Poutine. Les dirigeants israéliens ont ainsi accepté de porter “une démocratie au tribunal”, comme l’écrit le quotidien romain.

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