La précédente affaire Hulot: le ministre avait été visé par une plainte pour viol, classée sans suite

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L'ancien ministre français de la Transition écologique Nicolas Hulot à Paris le 13 décembre 2019 - FRANCOIS GUILLOT © 2019 AFP
L'ancien ministre français de la Transition écologique Nicolas Hulot à Paris le 13 décembre 2019 - FRANCOIS GUILLOT © 2019 AFP

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"Je n'ai évidemment rien à me reprocher." C'est par ces termes que se défendait Nicolas Hulot en 2018 lorsqu'un magazine L'Ebdo exhumait une plainte pour viol - classée sans suite - et une rumeur de harcèlement sexuel à l'encontre d'une ancienne salariée de la Fondation Hulot. À cette époque déjà, comme ce mercredi sur BFMTV, en amont de la diffusion d'une nouvelle enquête, l'ex-animateur avait pris les devants en s'exprimant avant que les révélations de presse ne soient publiées.

En 2018, Ebdo évoquait une plainte pour viol déposée en 2008 par Pascale Mitterrand, petite-fille de l'ancien président François Mitterrand. Les faits dénoncés se seraient déroulés dix ans auparavant chez l'ancien animateur de télévision. La plaignante reconnaissait avoir attendu qu'ils soient prescrits pour porter plainte.

"Mon but n'était pas de le faire juger, mais de le mettre devant sa conscience", expliquait-elle au moment de la publication de l'enquête de L'Ebdo.

Une plainte classée sans suite

Nicolas Hulot, niant les faits repprochés, avait admis avoir été entendu dans cette affaire, à sa demande, avait-il précisé. Le parquet de Saint-Malo avait fini par classer sans suite cette plainte pour cause de prescription.

"Les enquêteurs ont très rapidement considéré qu'il n'y avait rien qui permettrait de poursuivre cette affaire", estimait l'ancien ministre de la Transition écologique sur BFMTV et RMC en 2018 quand l'affaire est sortie.

"Le procureur, dans le classement sans suite, a également noté qu’en aucun cas les faits n’avaient été établis", précise-t-il ce mercredi sur BFMTV.

Concernant les rumeurs de harcèlement sexuel, il niait en bloc. La principale intéressée avait elle-aussi démenti. Nicolas Hulot avait d'ailleur déposé plainte contre le magazine L'Ebdo pour "diffamation" avant de la retirer lorsque l'hebdomadaire a cessé de paraître.

"Le poison de la rumeur"

À l'époque, les journalistes à l'origine de cette enquête avaient justifié leur travail. Estimant qu'il ne s'agissait pas d'un "scandale d'Etat", ils précisaient que leur récit s'apparentait "aux dessous d’un homme et le secret d’une grande famille enfoui depuis vingt ans, et un secret qui explique peut-être pourquoi il a renoncé à la présidentielle, à la grande surprise de ses amis."

Mais depuis, Nicolas Hulot dit "subir le poison de la rumeur", avec "des insinuations, parfois au grand jour", "parce qu'évidemment le doute était là". "Dans le monde dans lequel on vit, être innocent ne permet plus de dormir tranquille", a commenté l'ex-ministre, confronté désormais à de nouvelles accusations d'agressions sexuelles et de viols.

Article original publié sur BFMTV.com

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