Poutine admet que la guerre en Ukraine “préoccupe” la Chine

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Pour The New York Times, il s’agit d’un “aveu notable, bien que cryptique, de Vladimir Poutine”. Et peut-être d’un indice faisant comprendre que “Pékin pourrait ne pas approuver pleinement l’invasion de l’Ukraine par la Russie”.

Jeudi 15 septembre, le président russe et son homologue chinois se sont rencontrés dans le cadre du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), à Samarcande, en Ouzbékistan. Un rencontre hautement symbolique, puisqu’il s’agissait à la fois du premier voyage à l’étranger de Xi Jinping depuis le début de la pandémie et de la première rencontre entre les deux leaders depuis le début du conflit en Ukraine.

À cette occasion, le chef du Kremlin s’est exprimé à la télévision en ces termes :

“Nous apprécions énormément la position équilibrée de nos amis chinois dans le cadre de la crise ukrainienne… Nous comprenons vos questions et vos préoccupations à cet égard, et au cours de la réunion d’aujourd’hui, bien sûr, nous expliquerons en détail notre position sur cette question.”

Comme le rappelle le média américain, ce sommet “était censé signaler la force de la relation entre les deux leaders”, puisque si l’Inde, le Pakistan, l’Ouzbékistan, le Kazakhstan, le Kirghizistan et le Tadjikistan font également partie de l’OCS, ce jeudi 15 septembre une rencontre bilatérale était prévue entre Xi Jinping et Vladimir Poutine.

“Un soutien moral, sans soutenir l’invasion”

Jusqu’à aujourd’hui, analyse de son côté The Washington Post, “la Chine a maintenu un équilibre délicat vis-à-vis du conflit ukrainien, en invoquant la paix, tout en soutenant les plaintes russes selon lesquelles l’Otan était à blâmer pour sa politique expansionniste. Pékin a tenté d’apporter un soutien moral à Poutine sans soutenir catégoriquement l’invasion ni envoyer une aide financière ou militaire qui entraînerait des sanctions secondaires.”

Une sorte de soutien partiel à Moscou, donc, qui est d’une importance cruciale pour le Kremlin, mais qui, comme le prouvent les déclarations de Poutine, présente tout de même des failles potentielles.

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