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Pourquoi les vols courts en France n’ont finalement jamais été supprimés

Près de 300 vols hebdomadaires continuent de relier des villes françaises pourtant situées à moins de 2 h 30 en train. (Photo d'illustration)  - Credit:NICOLAS ECONOMOU / NurPhoto via AFP
Près de 300 vols hebdomadaires continuent de relier des villes françaises pourtant situées à moins de 2 h 30 en train. (Photo d'illustration) - Credit:NICOLAS ECONOMOU / NurPhoto via AFP

Encore une loi pour rien ? Sur le tableau des départs de l'aéroport de Roissy, nombreuses sont les destinations qui ne devraient plus exister : Nantes, Lyon, Bordeaux… La loi climat, adoptée en 2021, prévoyait pourtant la disparition des vols intérieurs quand il existait une alternative en train en moins de 2 h 30. Une mesure issue de la convention citoyenne pour le climat – même si son ambition a été revue à la baisse, la convention retenant plutôt un seuil de 4 heures de trajet – qui devait permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre du transport aérien.

À LIRE AUSSIConvention climat : le quitte ou double d'Emmanuel MacronUne révolution fièrement brandie par Emmanuel Macron comme témoin de son engagement écologique. « C'est fait », martelait le président dans une vidéo diffusée sur YouTube mi-novembre. Deux ans après l'adoption de la loi, le décret d'application n'a toujours pas été pris et ces vols, toujours pas interdits. Et surtout, le projet de décret du gouvernement, validé par la Commission européenne, permet tellement d'exceptions à la règle que la plupart des vols visés ne disparaîtront finalement pas. Explications.

Seulement trois lignes sur huit interdites

La mesure ne supprimera donc que trois lignes, toutes au départ de Paris-Orly, vers Bordeaux, Lyon et Nantes. Une économie de 55 000 tonnes de CO2, avance la Direction générale de l’aviation civile (DGAC). Rapporté au trafic global, le chiffre paraît ridicule : ces vols ne représe [...] Lire la suite