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Pourquoi les tronçonneuses ont-elles été inventées ?

"Pourquoi les tronçonneuses ont-elles été inventées ?" Cette question, tenez-vous bien, a été posée tant de fois qu’elle se place en tête du palmarès des requêtes que Google en 2023 ! Le moteur de recherche nous amène très vite sur la piste d’un lien inattendu… entre une scie à chaîne inventée par deux médecins écossais dans les années 1780 et la tronçonneuse, attribut des bûcherons et des jardiniers modernes.

Difficile de voir le lien entre la tronçonneuse moderne et les scies à chaînons conçues probablement simultanément aux alentours des années 1785-1790 par un obstétricien et un chirurgien, tous deux écossais. Techniquement, la scie à fil ou à chaîne décrite dans les anciens ouvrages de chirurgie préfigure la chaîne équipée de couteaux et entraînée par un moteur thermique ou électrique, équipant nos tronçonneuses modernes. Mais alors pourquoi deux médecins du 18e siècle en sont-ils venus à inventer un instrument aussi perfectionné pour opérer leurs patients ?

Une scie à chaîne pour les accouchements difficiles

Pour John Aitken (?-1790), obstétricien et chirurgien à Edimbourg à une époque où beaucoup de naissances viraient au drame, il s’agit d’inventer un outil capable de faciliter en un rien de temps le passage d’un bébé bloqué par le bassin trop étroit de sa mère. Il imagine, dès 1785, une chaîne dentelée et articulée terminée à chaque extrémité par une poignée. Cette scie s'inspire d'une chaîne de montre et comporte des maillons articulés. Elle a l’aspect d’une chaîne de bicyclette miniature avec des dentelures disposées sur un seul des côtés de chaque maillon. La chaîne se termine par des crochets ou des œillets sur lesquels sont fixés soit une poignée, soit une aiguille courbe et émoussée.

Qu’est-ce qu’est la symphyséotomie ?

Plusieurs possibilités s’offraient aux accoucheurs de la fin du 18e puis du 19e siècle en cas d’accouchement difficile et critique : une césarienne, une embryotomie ou bien une symphyséotomie. Un dilemme pour les praticiens, car chacune de ces interventions mettaient en danger l'enfant ou la mère. On ignorait alors tout des infections post-opératoires et des règles d’asepsie. En cas de rétrécissement extrêmes du bassin, on recourrait à la césarienne au risque de perdre immanquablement la mère. L’autre issue, lorsque l’enfant était coincé entre les os du bassin et était déjà asphyxié, était de l’extraire par une embryotomie. Dernière techniq[...]

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