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Pourquoi le Tournoi des Six Nations ne sera pas le même que d’habitude pour le XV de France

Gregory Alldritt, ici lors du match du Tournoi des Six Nations entre l’Angleterre et la France au stade de Twickenham, le 11 mars 2023.
ADRIAN DENNIS / AFP Gregory Alldritt, ici lors du match du Tournoi des Six Nations entre l’Angleterre et la France au stade de Twickenham, le 11 mars 2023.

RUGBY - Plus de cent jours après la défaite en quart de finale de « son » Mondial face à l’Afrique du Sud (29-28), le XV de France se lance ce vendredi 2 février dans le Tournoi des Six Nations. Les joueurs de Fabien Galthié ont cinq matches pour tourner la page et redevenir la meilleure équipe du continent.

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À plusieurs égards, cette édition 2024 de la compétition européenne sera « new look » pour les Français, comme Le HuffPost vous le liste ci-dessous en trois points.

• Aucun match au Stade de France

Le XV de France lance son tournoi face à l’Irlande à Marseille, au Stade Vélodrome (21h), ce vendredi soir. Le 25 février, il accueillera l’Italie au stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq près de Lille (16h), avant de recevoir le 16 mars l’Angleterre au Groupama Stadium de Lyon (21h). Si bien que pour la première fois de son histoire, il disputera la compétition dans trois régions différentes, loin de Paris.

Le Stade de France, habituel antre des joueurs français, est en effet « réquisitionné » pour la préparation des Jeux olympiques. L’enceinte de 80 000 places subit actuellement des travaux de modernisation étalés sur neuf mois. Après un grand nettoyage initial, les travaux prévoient l’installation de nouveaux écrans géants, une rénovation électrique, la pose d’une nouvelle piste d’athlétisme ou encore l’installation de la 5G.

Cette délocalisation en dehors du Stade de France sera une première depuis 1998 pour le XV de France durant le Tournoi des Six Nations. Avant l’inauguration de l’enceinte de Saint-Denis, il disputait ses rencontres au Parc des Princes, entre 1973 et 1997. Et bien avant cela, entre 1920 et 1972, au stade Yves du Manoir de Colombes.

Pour la Fédération française de rugby, dont les comptes sont actuellement dans le rouge avec un déficit de 40 millions d’euros, le manque à gagner pour chaque match à domicile disputé hors du Stade de France est estimé à deux millions d’euros. Pour y remédier, des discussions ont été amorcées en décembre avec le Comité d’organisation des Jeux olympiques en vue d’une indemnisation. Pour l’instant, rien n’a été acté.

• Les noms des joueurs pour la première fois sur les maillots

Autre nouveauté dans ce Tournoi 2024 : les joueurs de toutes les équipes auront leur nom floqué dans le dos de leur maillot. Comme le rapportait le journal anglais The Telegraph début janvier, les fédérations des différentes sélections espèrent avec ça populariser un peu plus le sport auprès d’un public plus large et plus jeune, afin qu’il puisse aisément identifier des joueurs qu’il ne connaît pas.

Le 12 août 2023, lors de son dernier match de préparation avant la Coupe du monde, le XV de France avait déjà testé ce nouveau code vestimentaire contre l’Écosse.

Et pendant la Coupe du monde, les joueurs anglais, écossais et italiens portaient aussi des maillots floqués.

Cette décision reste clivante dans le monde du rugby, où beaucoup estiment que l’équipe doit primer avant tout sur les joueurs, qui ne doivent pas être starisés.

• Un nouveau capitaine et un nouveau staff (autour de Galthié)

Sur le terrain, les joueurs tricolores tenteront d’oublier leur élimination en quart de finale du Mondial à l’automne dernier, et auront pour objectif de faire mieux que leur deuxième place - derrière l’Irlande - lors du Tournoi des Six Nations 2023. Mais pour cela, il faudra faire sans Antoine Dupont. Le capitaine superstar du XV de France est en effet déjà parti préparer les Jeux olympiques en rugby à VII.

C’est donc le troisième ligne centre rochelais Grégory Alldritt qui a récupéré le capitanat, préféré au Toulonnais Charles Ollivon, dans un groupe qui compte douze joueurs qui n’étaient pas présents à la Coupe du monde.

L’un des joueurs à suivre sera Damian Penaud. Il n’est en effet qu’à quatre essais d’entrer dans la légende et devenir le meilleur marqueur d’essais de l’histoire du XV de France : avec 35 essais en 48 sélections depuis 2017, le joueur de Bordeaux-Bègles talonne Serge Blanco (38 essais en 93 sélections entre 1980 et 1991).

Enfin, un vent de fraîcheur a gagné le staff tricolore, avec l’arrivée de trois éléments autour du manager Fabien Galthié. Il s’agit de Laurent Sempéré, en charge de la conquête, de Patrick Arlettaz, entraîneur de l’attaque, et Nicolas Jeanjean, directeur de la performance.

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