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Pourquoi la situation des animaux migrateurs dans le monde est alarmante

Réunis du 12 au 17 février 2024 à Samarkand (Ouzbékistan), les 133 pays signataires de la Convention sur les espèces migratrices vont évaluer les actions entreprises pour maintenir les populations de ces animaux voyageurs. Un rapport alerte sur le mauvais état de conservation de ces espèces.

Du 12 au 17 février 2024, Samarkand est le siège de la 14e réunion des 133 Etats membres de la Convention sur les espèces migratoires.

La migration des espèces implique une coopération entre pays

Entré en application en 1979, ce texte international a pour but la protection des espèces les plus menacées. Une action forcément globale. Nombre de ces animaux migrent sur de longues distances, seuls ou en groupe, un mode de vie qui est vraisemblablement un héritage de l’adaptation aux variations climatiques au cours des ères géologiques. Ces espèces se déplacent pour rejoindre des lieux d’accouplement et d’élevage des petits, pour se nourrir ou pour retrouver des espaces de tranquillité. Cela implique donc une coopération entre les pays de départ et d’arrivée pour préserver leurs habitats. Avec, la plupart du temps, une entente entre pays du Nord et du Sud.

 Crédit : Convention sur les espèces migratrices
Crédit : Convention sur les espèces migratrices

Les espèces inscrites dans les annexes de la convention. Les oiseaux sont les plus représentés, loin devant les mammifères terrestres, les poissons et les cétacés. Crédits : Convention sur les espèces migratrices.

La convention fonctionne sur des listes d'espèces prioritaires dont on constate le déclin. L’annexe 1 regroupe les espèces les plus en danger de disparition. Elle comprend 962 espèces d’oiseaux, 94 mammifères terrestres, 58 poissons, 10 reptiles (principalement des tortues marines) et un insecte, le papillon monarque Danaus plexippus.

L’annexe 2 comprend plus de 600 espèces qui sont dans un état de conservation défavorable et qui auraient besoin d’être couvertes par des accords internationaux pour la protection de leurs habitats. Près de 400 espèces qui devraient figurer dans ces accords de protection sont sur une liste d’attente d’une décision des négociateurs de la convention. Entre 1988 et 2020, 70 espèces évaluées ont montré une détérioration de leur statut de protection, contre 14 pour lesquelles la situation s’est améliorée.

Un déclin des populations dues aux pressions humaines

Les constats délivrés pa[...]

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