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Pourquoi est-il plus difficile d’aller sur la Lune aujourd’hui qu’il y a cinquante ans ?

Quelques heures après son lancement, on savait déjà que la mission Peregrine était un échec. Elle fait partie du programme Artemis de la Nasa, l’agence spatiale américaine, qui travaille à un retour des humains sur la Lune dans les prochaines années.

Le quotidien britannique The Guardian est revenu sur ce qui s’est passé et sur les difficultés que présente un alunissage, plus de cinquante ans après les premiers pas de l’homme sur la Lune.

Tout avait bien commencé. La fusée Vulcan a décollé de la base de lancement de Cap Canaveral, en Floride, lundi 8 janvier à 2 h 18 (soit 8 h 18 en France métropolitaine).

Au bout de cinquante minutes, à 500 kilomètres au-dessus de la Terre, le vaisseau spatial Peregrine s’est séparé de la fusée pour poursuivre son voyage jusqu’à la Lune.

La fusée américaine Vulcan a décollé le 8 janvier 2024 depuis la base de Cap Canaveral, en Floride. Elle transportait le vaisseau spatial Peregrine, qui aurait dû se poser sur la Lune le 23 février prochain.. PHOTO CHANDAN KHANNA/AFP
La fusée américaine Vulcan a décollé le 8 janvier 2024 depuis la base de Cap Canaveral, en Floride. Elle transportait le vaisseau spatial Peregrine, qui aurait dû se poser sur la Lune le 23 février prochain.. PHOTO CHANDAN KHANNA/AFP

Sa trajectoire était parfaite. Il ne lui restait plus qu’à parcourir 380 000 kilomètres.

Mais sept heures après le lancement, les ingénieurs d’Astrobotic, l’entreprise privée qui a conçu Peregrine, ont constaté une fuite de carburant due à une explosion à bord.

“Les chances d’un atterrissage en douceur sur la Lune sont rapidement tombées à zéro”, résume le Guardian.

Le vaisseau spatial et les instruments scientifiques embarqués ont pris le chemin en sens inverse, direction la Terre, où ils devraient être détruits dans l’atmosphère.

Plusieurs autres missions lunaires ont récemment échoué, notamment en se soldant par des crashs au moment de l’alunissage.

L’atterrisseur lunaire Peregrine, conçu par l’entreprise Astrobotic, encapsulé à l’avant de la fusée Vulcan, le 21 novembre 2023.. PHOTO ASTROBOTIC
L’atterrisseur lunaire Peregrine, conçu par l’entreprise Astrobotic, encapsulé à l’avant de la fusée Vulcan, le 21 novembre 2023.. PHOTO ASTROBOTIC

“La Nasa a réussi à envoyer des astronautes sur la Lune et à les ramener sains et saufs il y a plus d’un demi-siècle. Aller sur la Lune ne devrait-il pas être beaucoup plus simple aujourd’hui ?”

Le quotidien britannique “The Guardian”

Le 21 juillet 1969, Buzz Aldrin, un des trois astronautes de la mission Appolo 11, entre dans l’histoire en devenant le deuxième homme à marcher sur la Lune, après Neil Armstrong.. PHOTO NASA
Le 21 juillet 1969, Buzz Aldrin, un des trois astronautes de la mission Appolo 11, entre dans l’histoire en devenant le deuxième homme à marcher sur la Lune, après Neil Armstrong.. PHOTO NASA

Le journal britannique explique pourquoi il est en fait plus difficile d’aller sur la Lune aujourd’hui qu’il y a cinquante ans.

L’alunissage reste une étape particulièrement périlleuse.

Comme la Lune ne possède pas d’atmosphère, les engins spatiaux ne sont pas ralentis pendant leur descente et ne peuvent pas se poser en douceur en déployant des parachutes, comme ils le font sur Mars.

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