Pour Trump, Clinton va provoquer une Troisième Guerre mondiale

La politique qu'Hillary Clinton entend mener en Syrie provoquera une Troisième Guerre mondiale, a déclaré mardi son adversaire républicain, Donald Trump qui redoute un conflit avec la Russie. /Photo prise le 25 octobre 2016/REUTERS/Jonathan Ernst

DORAL, Floride; (Reuters) - La politique qu'Hillary Clinton entend mener en Syrie provoquera une Troisième Guerre mondiale, a déclaré mardi à Reuters son adversaire républicain, Donald Trump qui redoute un conflit avec la Russie.

Dans cet entretien portant sur la politique étrangère, l'homme d'affaires a jugé que la victoire sur l'organisation Etat islamique est un objectif plus important que le départ du président Bachar al Assad.

Donald Trump s'est en outre interrogé sur les capacités de sa concurrente démocrate à négocier avec le président russe, Vladimir Poutine qu'elle a selon lui diabolisé.

Donald Trump a par ailleur attaqué l'état-major républicain qui ne s'est pas uni derrière sa candidature.

"Si le parti avait été uni, cette élection aurait été imperdable", a-t-il dit.

Selon lui, les positions défendues par cette dernière menacent d'entraîner les Etats-Unis dans un troisième conflit mondial.

Hillary Clinton a réclamé l'instauration de zones d'exclusion aériennes et de zones de sûreté au sol pour protéger les civils et certains observateurs redoutent que la protection de telles zones provoque une confrontation avec l'armée de l'air russe qui soutient le régime de Bachar al Assad contre la rébellion.

"Ce qu'il faut faire, c'est concentrer nos efforts sur l'EIIL (ancien nom de l'EI). Nous ne devons pas nous concentrer sur la Syrie", a déclaré Donald Trump. "Vous allez vous retrouver avec une Troisième Guerre mondiale sur la Syrie si nous écoutons Hillary Clinton."

"Désormais, on ne combat plus la Syrie, on combat la Syrie, la Russie et l'Iran, n'est-ce pas ? La Russie est une puissance nucléaire."

La position de Bachar al Assad est bien plus confortable aujourd'hui'hui qu'elle ne l'était il y a trois ans et son départ ne doit plus être considéré comme une priorité, a-t-il dit.

"Pour moi, Assad est secondaire par rapport à l'EEIL."

(Nicolas Delame pour le service français)

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