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Pologne, Estonie, Galles, Finlande: qui sera le dernier adversaire de l'équipe de France à l’Euro 2024?

L’équipe de France va bientôt connaître l’identité de son dernier adversaire en phase de poules de l’Euro 2024. Celui qu’elle affrontera dans un dernier match peut-être décisif pour la qualification en 8es de finale, le 25 juin à Dortmund (18h) après avoir défié l’Autriche (17 juin, 21h à Düsseldorf) puis les Pays-Bas (21 juin, 21h, à Leipzig). Les trois derniers billets pour l’Euro seront attribués lors des barrages dont les demi-finales se jouent ce jeudi, avant les finales mardi. Le tirage au sort a désigné le vainqueur du barrage A pour les Bleus avec un premier écrémage ce jeudi à l’issue des matchs Pologne-Estonie et pays de Galles-Finlande. Petit du tour d’horizon des forces en présence de ces équipes qui prétendent à défier Kylian Mbappé and co cet été.

Le pays de Galles sans Bale mais avec son public

Nation la mieux classée des quatre barragistes (29e), le pays de Galles avance en favori contre la Finlande (60e) en bénéficiant de l’avantage de jouer la demi-finale (puis une éventuelle finale) à domicile. Les Dragons avancent depuis plus d’un an sans leur superstar Gareth Bale, retraité depuis la dernière Coupe du monde 2022. Sans lui, ils ont échoué à la troisième place de leur groupe de qualification derrière la Turquie et la Croatie avec des contre-performances contre l’Arménie (défaite 2-4, nul 1-1) mais aussi une victoire de prestige contre la Croatie (2-1). Les hommes de Rob Page, menés par une nouvelle génération (Neco Williams, Ethan Ampadu), visent une troisième qualification consécutive à l’Euro où les Gallois avaient atteint les demi-finales en 2016.

La Finlande, une belle carte à jouer

La Finlande a longtemps cru pouvoir décrocher un billet direct pour l’Euro. Mais les coéquipiers de Glen Kamara (Leeds) et de Teemu Pukki, ancienne machine à marquer de Norwich, ont échoué à la troisième place de leur groupe derrière le Danemark et la Slovénie en concédant notamment une fâcheuse défaite à domicile contre le Kazakhstan (1-2) dans le sprint final. La Finlande vise la deuxième qualification de son histoire à l’Euro, trois ans après celle de 2021 qui avait débuté par un succès historique contre le voisin danois (dans une rencontre marquée par le malaise cardiaque de Christian Eriksen) avant deux défaites face à la Russie (0-1) et la Belgique (0-2). Elle avait échoué à se qualifier pour les huitièmes de finale à la différence de buts. En cas d‘exploit au pays de Galles, la Finlande jouerait la finale à domicile.

La Pologne face à la crainte d’un gros raté

Sur le papier, la Pologne peut avoir l’étiquette de l’équipe à éviter (30e au classement Fifa). Mais les coéquipiers de Robert Lewandowski et Wojciech Szczesny ont manqué leur qualification à l’Euro en échouant à la troisième place de leur groupe derrière l’Albanie et la République tchèque. Les Polonais n’ont pas réussi à battre la Moldavie (défaite 3-2, nul 1-1) et sont tombés en Albanie (2-0) pour conclure avec seulement trois victoires en huit matchs. Une campagne catastrophique marquée par l’éviction du sélectionneur portugais Fernando Santos après seulement six matchs sur le banc. Il a été remplacé par Michal Probierz, anciennement en charge des Espoirs. Les Polonais, battus par la France en 8es de finale du dernier Mondial (3-1), abattent leur dernière carte pour enchaîner une cinquième qualification de rang à l’Euro.

L’Estonie en Petit Poucet

Larguée dans les qualifications avec un petit point en huit matchs (nul contre l’Azerbaïdjan), l’Estonie doit sa présence en barrage grâce à son statut de meilleure équipe de la Ligue D de la Ligue des nations. "Comme moins de quatre équipes de la Ligue A se sont qualifiées pour les barrages, la première place disponible a été attribuée au vainqueur du groupe le mieux classé de la ligue D, l'Estonie", explique la confédération européenne. Classée 123e au classement Fifa, l’Estonie fait, de loin, figure de Petit Poucet malgré sa victoire en janvier dernier en amical en Finlande (0-1) contre une équipe bis.

Article original publié sur RMC Sport