La police du Minnesota promet de ne pas arrêter les journalistes qui couvrent les manifestations

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LA POLICE DU MINNESOTA PROMET DE NE PAS ARRÊTER LES JOURNALISTES QUI COUVRENT LES MANIFESTATIONS

(Reuters) - La police du Minnesota s'est engagée samedi à ne pas détenir, menacer ou malmener les journalistes qui couvrent les manifestations liées à la mort de Daunte Wright, après que des agents ont détenu et aspergé de gaz poivré des journalistes vendredi soir.

La patrouille d'État du Minnesota a également accepté de ne plus photographier les journalistes et leurs accréditations et ne donnera plus d'ordres aux reporters sur l'endroit où ils peuvent se placer pour couvrir les manifestations.

Le communiqué précise également que les journalistes ne sont pas soumis aux ordres de dispersion générale donnés aux manifestants et que la police d'État n'a pas le droit d'utiliser des sprays chimiques contre la presse.

Cette déclaration a été faite après que la police d'État et les agents de huit autres organismes chargés de l'application de la loi faisant partie de la force conjointe connue sous le nom d'opération Safety Net ont été critiqués par les organisations de médias pour la manière dont ils ont traité les journalistes lors de manifestations dans la banlieue de Minneapolis.

L'American Civil Liberties Union du Minnesota a déclaré que le comportement de certains agents "allait au-delà de la détention illégale et incluait des représailles directes" contre les journalistes, dont le travail d'information du public est protégé par la Constitution des États-Unis contre toute ingérence gouvernementale.

Ces événements ont conduit plusieurs organisations de médias à demander au gouverneur du Minnesota, Tim Walz, d'intervenir. Ce dernier a convoqué une réunion avec les médias et les forces de l'ordre.

Les protestations ont éclaté après que Wright a été tué lors d'un contrôle routier dimanche à Brooklyn Center. L'ancien agent Kimberly Potter, qui a rendu son badge mardi, a été inculpé d'homicide involontaire.

Les tensions dans la région sont élevées alors que le procès de l'ancien policier de Minneapolis, Derek Chauvin, touche à sa fin, les plaidoiries étant prévues pour lundi. Chauvin est accusé de meurtre au second degré pour son rôle dans l'arrestation mortelle de George Floyd en mai dernier.

(Daniel Trotta; version française Camille Raynaud)