Poitiers : dans la tourmente après le "blackface" d'une cliente, un restaurateur accuse la police municipale

  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
Après un blackface, un restaurateur à Poitiers accuse la police municipale. (Photo d'illustration : Getty Images) (Getty Images)
Dans cet article:
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.

À Poitiers, un restaurateur assure qu'une personne en blackface, en terrasse de son établissement faisait partie d'un groupe de jeunes diplômés de la police municipale. "On m'a demandé de rien dire" a confié le patron de l'établissement à France Bleu.

Mickaël Taylor, un restaurateur de Poitiers, a été harcelé après la diffusion en mai dernier d'une vidéo montrant une cliente de son établissement en blackface, une pratique raciste, consistant à se grimer le visage en noir.

Mickaël Taylor s'est confié ce vendredi 24 juin à France Bleu Poitou, et a expliqué qu'il s'agissait de jeunes diplômés de la police municipale. "On m'a demandé par SMS de ne rien dire, et des policiers municipaux m'ont pris à partie lors de la fête de la musique", a-t-il expliqué à la radio locale. "Ils m'ont demandé d'arrêter de parler aux médias parce que ça créait une polémique et qu'il ne fallait pas que je parle de tout ça."

Une baisse de chiffre d'affaires

Le restaurateur avait initialement reçu une réservation pour un enterrement de vie de jeune fille. "Tout le groupe était déguisé. Ils sont allés un peu partout dans Poitiers avant de venir chez moi. Personne ne les a interpellés jusqu’au moment où ils sont venus chez moi, assure-t-il à RMC.

Mickaël Taylor a déposé plainte mais aucune suite n'a été donnée. Il assure connaître une baisse de chiffre d'affaires de 80%.

Ce contenu peut également vous intéresser :

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles