Plus d'obstacle à une présidence à vie au Turkménistan

Le Turkménistan a amendé mercredi sa constitution de manière à permettre à son président, Kourbangouli Berdimoukhamedov, de se faire réélire autant de fois qu'il le souhaite, dans le sillage de son prédécesseur resté à la tête du pays jusqu'à sa mort. /Photo prise le 29 août 2016/REUTERS/Stefanie Loos (Reuters)

ACHGABAT (Reuters) - Le Turkménistan a amendé mercredi sa constitution de manière à permettre à son président, Kourbangouli Berdimoukhamedov, de se faire réélire autant de fois qu'il le souhaite, dans le sillage de son prédécesseur resté à la tête du pays jusqu'à sa mort. Les amendements approuvés par le Conseil des anciens et par le Parlement - immédiatement signés par le chef de l'Etat - abrogent la limite d'âge de 70 ans jusque-là imposée aux candidats à l'élection présidentielle, et la durée du mandat présidentiel passe de cinq à sept ans. La limite d'âge était le seul obstacle juridique qui empêchait l'autocrate, âgé de 59 ans, de rester président aussi longtemps qu'il le souhaite. Son deuxième mandat prend fin en 2017. Kourbangouli Berdimoukhamedov dirige d'une main de fer le Turkménistan, pays d'Asie centrale de cinq millions d'habitants, depuis la mort de son prédécesseur, Saparmourat Niazov, en 2006. Il a repris à son compte le culte de la personnalité qui entourait la figure de Niazov, appelé "Turkmenbachi" (dirigeant de tous les Turkmènes). Berdimoukhamedov, lui, se fait appeler Arkadag - "le protecteur". (Marat Gurt; Eric Faye pour le service français)

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