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Plan Vigipirate relevé : 4 000 militaires supplémentaires mobilisés après l’attentat de Moscou, annonce Gabriel Attal

POLITIQUE - Du renfort. Trois jours après l’attentat à Moscou, Gabriel Attal était en déplacement, ce lundi 25 mars à la gare Saint-Lazare à Paris, afin de détailler la mobilisation dans l’Hexagone après le relèvement du dispositif Vigipirate à son niveau maximal « urgence attentat ».

Attentat à Moscou : le groupe terroriste impliqué avait déjà fait des tentatives en France, dit Macron

Le Premier ministre a notamment annoncé le déploiement de « moyens exceptionnels » partout pour « face au » terrorisme islamiste, avec notamment « 4 000 militaires supplémentaires » placés « en alerte », comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.

« La menace terroriste islamiste est réelle, elle est forte » et « elle n’a jamais faibli » a insisté le chef du gouvernement. Il a aussi déclaré que deux projets d’attentat islamistes avaient été « déjoués » en France depuis le début de l’année – l’un le 10 janvier, l’autre le 5 mars, a précisé dans la foulée le ministère de l’Intérieur.

Les communautés juives, LGBT et chrétiennes ciblées

Selon le ministère de l’Intérieur à l’AFP, le premier attentat déjoué remonte au 10 janvier, avec l’interpellation d’une personne pour un projet visant des « cibles juives » ou une « boîte de nuit LGBT ». Le second, le 5 mars, concernait un homme de 62 ans pour un projet d’attentat contre des édifices religieux chrétiens, a-t-on indiqué de même source.

« Nous agissons en amont, nous agissons sur tous les fronts. Notre lutte contre le terrorisme ne se paye pas de mots. Elle est très concrète et notre main ne tremblera jamais face au terrorisme, jamais face à l’islamisme », a ajouté Gabriel Attal.

Selon le Premier ministre, ce sont 45 projets d’attentat qui ont été stoppés depuis 2015, soit 74 au total depuis les attaques meurtrières de 2015. Une réunion organisée par le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale s’est tenue ce lundi midi pour décider des mesures à prendre, comme après chaque changement de posture du plan Vigipirate, a détaillé Gabriel Attal.

Jusqu’à 7 000 soldats déployés après l’attentat d’Arras

A titre de repère, lorsque la France était passée à ce même niveau d’alerte « urgence attentat » après le meurtre de l’enseignant Dominique Bernard à Arras par un ancien élève radicalisé, jusqu’à 7 000 soldats de la force Sentinelle avaient été déployés sur le territoire. Le plan Vigipirate a été ensuite rétrogradé au niveau 2 en janvier 2024.

La branche du groupe jihadiste État islamique « impliquée » dans l’attaque qui a fait 137 morts à Moscou « avait conduit ces derniers mois plusieurs tentatives » en France, a précisé ce lundi matin le président Emmanuel Macron.

Par ailleurs, près de 130 collèges et lycées ont été visés depuis la semaine dernière par des menaces d’attentat via les espaces numériques de travail (ENT), en Île-de-France, dans les Hauts-de-France et la région Grand Est, a indiqué lundi le ministère de l’Éducation. Les conditions de sécurité ont été renforcées dans plusieurs de ces établissements lundi.

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